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Ceci n’est pas un film français : Un mockumentaire irréverencieux

15 sept.
2 min de lecture

Le titre du premier film du comédien Tom Adjibi en tant que réalisateur a de quoi intriguer. Le jeune cinéaste opte pour un dispositif audacieux et s’inscrit dans le genre particulier du mockumentary pour dénoncer avec irrévérence, le manque de représentations sur nos écrans.



Le long-métrage à cheval entre documentaire et fiction donne le ton dès les premières scènes: on aperçoit Tom se filmant en train de réciter une prière en arabe. Le bémol c’est qu’il n’est ni arabophone ni musulman. S’ensuit rapidement le propos qui guidera ce faux making- off:  les rôles proposés aux personnes racialisées sont encore rares ou réducteurs. Sans direction claire, Tom se décide pourtant à contacter des acteuri·ces concerné·es pour leur proposer de participer à un film choral sur le sujet.


Ceci n’est pas un film français 
Ceci n’est pas un film français

Ceci n’est pas un film français met en avant avec beaucoup d’autodérision, une problématique qui reste malheureusement un enjeu du cinéma belge.

Adjibi apparaît rapidement comme le stéréotype de lui-même et un concentré de ce qu’il souhaitait dénoncer: personnage central de son propre film, il représente non seulement un cinéaste autocentré, un brin chiche et légèrement paumé, mais aussi un chef de projet qui s’attaque à une problématique complexe qu’il semble de moins en moins maîtriser. Tom se heurte à des vécus multiples et à l’intransigeance de ses interlocuteur·ices qui pointent son manque de justesse et son amateurisme.


Ceci n’est pas un film français 
Ceci n’est pas un film français

Si le film est d’une légèreté chaotique et bienvenue, on aurait aimé qu’il puisse approfondir la thématique de la représentation sur nos écrans en imaginant de nouvelles manières de l’aborder. Malheureusement, il tombe dans l’écueil d’un constat fait maintes fois et avorte la possibilité d’alternatives. En effet, avec un tel casting, on aurait aimé ne fut-ce que percevoir le début d’une proposition fictive qui s’affranchit des carcans et des rôles enfermants. On finit par se demander à qui le film s’adresse et quelle en est la finalité.



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