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Critique : Ernest et Célestine - Le Voyage en Charabie

Et si Kafka était un ours ?

Après un premier opus splendide sorti il y a dix ans, Ernest l’ours mal léché et Célestine l’enthousiaste petite souris sont de retour pour une nouvelle aventure au cinéma ! Les personnages créés par l’illustratrice Gabrielle Vincent partent cette fois-ci à la découverte de la Charabie, terre natale d’Ernest - un pays un peu kafkaïen où les panneaux de signalisation se contredisent et où les traditions se perpétuent « parce que c’est comme ça et pas autrement ! ».

Justement, Ernest découvre qu’en son absence, tous les instruments de musique ayant plus d’une note ont été interdits. Mais, une résistance musicale s’organise, un justicier saxophoniste fait tourner les policiers en bourrique et, comme à leur habitude, Ernest et Célestine vont être à la fois source de joyeux chaos et de belles résolutions. Il faut dire que cette suite se concentre surtout sur Ernest et le pays des ours, l’absence des souris en Charabie étant même une blague récurrente. Si sa sœur et ses parents éclipsent un peu Célestine, la folie charabienne est fort contagieuse, et ne manque pas d’emporter le public par ses envolées musicales et ses courses-poursuites aussi folles qu’inventives.


Le long-métrage n’atteint pas le niveau visuel de son prédécesseur, mais celui-ci était une vraie pépite d’animation et de beauté formelle. Le Voyage en Charabie plaira autant aux enfants qu’aux adultes. Les premiers y trouveront une aventure familiale et tendre, ainsi qu’une leçon sur la réconciliation et l’importance de choisir librement son destin. Les seconds pourront s’amuser à décrypter l’absurdité d’un monde débordant de couleurs et apprécier la critique rigolarde de l’ordre qui tue la créativité. Parce qu’après tout, ne vivons-nous pas, parfois, en Charabie ?



RÉALISÉ PAR : JEAN-CHRISTOPHE ROGER et JULIEN CHLENG

AVEC : LAMBERT WILSON, PAULINE BRUNNER

PAYS : FRANCE, LUXEMBOURG

DURÉE : 80 MINUTES

SORTIE : 14 DÉCEMBRE



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