Trois raisons de découvrir En fanfare à l'HalluCiné ce jeudi 28 mai
- Surimpressions présente

- 26 mai
- 2 min de lecture
Sorti en novembre 2024, En fanfare a été indéniablement l’un des gros succès français de l’année. Une comédie dramatique populaire qui parvenait à la fois à provoquer le rire tout en mettant en lumière les dynamiques de classe à l'œuvre dans une relation entre deux frères au destin très différent. Un film porté par Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin, que Surimpressions diffusera lors d’une projection gratuite à la brasserie l'Ultieme Hallucinatie, lieu iconique de l’Art Nouveau bruxellois et intimement lié au cinéma. Voici trois raisons pour lesquelles il faut (re)voir ce film.

La musique comme unique lien
Deux frères séparés à la naissance : Thibaut (Benjamin Lavernhe) et Jimmy (Pierre Lottin). Thibaut a été adopté par une famille bourgeoise et a grandi à Paris. Jimmy a été élevé par sa tante et n’a jamais quitté son petit patelin du Nord de la France. Thibaut est devenu un chef d’orchestre à la renommée internationale, qui brille sur les planches de la Scala. Jimmy est un modeste employé de cantine, dont les week-ends sont égayés par sa participation à l’orchestre de la région, où il joue de la trompette.
Deux frères que littéralement tout oppose, qui ignoraient leur existence mutuelle mais qui sont pourtant curieusement réunis par une même passion et habilité pour la musique. Une idée étonnamment poétique, en particulier au sein du paysage souvent morne des comédies françaises, qui donne immédiatement à En Fanfare un surplus de charme et de singularité.

Un duo d’acteurs flamboyants : Benjamine Lavernhe et Pierre Lottin
Pas de bon buddy-movie sans bons acteurs, et difficile de bouder son plaisir devant le duo mal assorti formé par Lavernhe et Lottin dans le film. Le personnage de Thibaut aurait pu tomber dans la caricature du bourgeois pédant, mais Lavernhe compose une partition plus ambigüe, plus tendre, dressant le portrait d’un personnage qui prend peu à peu conscience de l’injustice subie par son frère.
Fidèle à lui-même, Lottin assure davantage l’aspect comique, toujours aidé par son phrasé si caractéristique, à la fois nonchalant et pressé. Derrière les rires, l’acteur laisse cependant apparaître un spleen discret, presque inconscient, qui donne à sa performance une émotion inattendue. Ensemble, les deux comédiens forment un duo complémentaire, un cœur émotionnel à la fois tendre, tragique et drôlatique.

Une (vraie) comédie sociale française
Rire des différences de milieux sans tomber dans la moquerie crasseuse n’est pas à la portée de tous les cinéastes, et nombreux sont les films français qui ont échoué à cet exercice périlleux. C’est pourtant ce qu’a réussi Emmanuel Courcol, dont l’écriture trouve le juste milieu entre un constat doux-amer de la société française - tout n’est pas miraculeusement résolu à la fin - et une plume humoristique qui rit avec les personnages, et jamais contre. Un petit miracle.
À (re)découvrir à la brasserie l'Ultieme Hallucinatie le 28 mai.
Pour réserver, contactez kevin@surimpressions.be.
Avec Benjamin Lavernhe, Pierre Lottin, Sarah Suco. France, 103 minutes.



