6 documentaires inédits à découvrir au festival En Ville !
- Darika Peou
- 23 janv.
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 5 jours
Du 26 janvier au 1er février, le festival En Ville ! revient pour une 7ème édition dans nos salles bruxelloises avec un programme foisonnant de films documentaires de tout horizon.

Comme axes majeurs cette année, nous retrouvons un focus sur le jeune cinéma belge (Deux Âmes, Fantasmagoria, Locus Cordi, Marieke doubts, Buda, Romanticisme), des courts-métrages issus du centre de recherche expérimental cinématographique espagnol Elias Querejeta Zine Eskola (Wild Flowers, Il rumore dell’ universo, A casa do norte, Noizko basoa) ainsi que des documentaires marquants sur la Palestine (With Hasan in Gaza, Ramallah, Palestine, décembre 2018, Qui Vit Encore).
Voici une petite sélection de longs et courts-métrages à aller voir :
Imago, le film d’ouverture élu meilleur documentaire à Cannes en 2025
Le festival s’ouvre sur Imago, un long-métrage réalisé par Déni Oumar Pitsaev et détenteur d’un Œil d’Or à Cannes. Le réalisateur nous dresse son propre autoportrait en nous emmenant dans la vallée de Pankissi en Géorgie, où il retrouve sa famille tchétchène, déracinée. D’un côté, nous avons Déni qui souhaite profiter de la terre qu’il a reçue en héritage pour bâtir une maison à l’architecture peu conventionnelle. De l’autre, nous avons sa famille qui ne s’intéresse qu’à une seule chose : sa future femme et son mariage.
Ce premier film donnera le ton à cette édition dont les thématiques tourneront beaucoup autour des liens familiaux, de l’héritage et de notre rapport avec les territoires qu’on habite.
France / Belgique, 2025, 109 minutes.
À voir le 26 janvier à 18h45 au Cinéma Palace.
Dans la catégorie Jeune Cinéma belge, En Ville ! diffusera en première mondiale les courts-métrages Fantasmagoria de Merlijn Bullens et Romanticisme de Max Bédrune et Raphaël Delorme-Duc.
Fantasmagoria, une exploration architecturale entre Bruxelles et Skojpe
Ce court-métrage nous invite à une exploration politique de l’architecture bruxelloise et de la capitale macédonienne, Skojpe. Merlijn Bullens s’interroge sur la manière dont les transformations urbaines comme la construction de façades néoclassiques ou l’installation de statues monumentales, fonctionnent comme des outils de propagande afin de réécrire une histoire nationale. Cette exploration s’effectuera en dialogues avec des habitant·es, artistes et architectes qui partageront leur vécu.
Belgique, 2025, 15 minutes.
À voir le 27 janvier à 18h45 au Cinéma Galeries, projeté avec Deux âmes (Avril Poirier & Cécili Matureli) et Locus Cordi (Alhasan Yousef).

Romanticisme, une discussion intergénérationnelle sur l’amour
Dans Romanticisme, Max Bédrune et Raphaël Delorme-Duc nous embarquent sur un siège de voiture, direction la Galice. Dans cet espace restreint, l’atmosphère peut vite tourner au vinaigre en fonction du sujet de conversation. Ici, nous assistons à une discussion entre différentes générations qui partagent leur vision de l’amour, de l’engagement et surtout, des attentes qui pèsent sur le plus jeune couple de la famille.
Belgique, 2025, 13 minutes.
À voir le 30 janvier à 16h45 au Cinéma Galeries projeté avec Marieke Doubts (Maura de Troyer) et Buda (Raphael Kaddour). En présence des cinéastes.

Élever au grain, une réunion familiale entre machines et poules
En compétition dans les longs-métrages, nous aurons également la première mondiale du film d’Alice Godart Élever au grain. Après ses études de cinéma à Bruxelles, la réalisatrice décide de retourner aider son père dans son exploitation avicole au futur incertain. Étienne, fan de motos, est un parent plutôt atypique dont elle nous dresse le portrait en même temps qu’elle essaye de renouer avec lui. On découvre à travers son regard, dans un quotidien mouvementé entre machines et poules, les difficultés auxquelles sont confronté·es les paysan·nes aujourd’hui.
Belgique, France, 2025, 82 minutes.
À voir le 29 janvier à 18h45 au Cinéma Galeries.
Qui Vit Encore, témoigner pour exister
Dans les Séances spéciales, nous avons le documentaire expérimental Qui vit encore du réalisateur suisse Nicolas Wadimoff. Celui-ci se passe dans une black box où 9 personnes se tiennent debout dans un carré blanc tracé à la craie. Face caméra, 9 réfugié·es palestinien·nes nous livre un témoignage sur leur vie d’avant et les proches qu’iels ont perdus. Cet acte de raconter pourrait leur permettre de cesser d'être des fantômes et de vivre à nouveau. Ce déplacement géographique et esthétique se différencie dans son approche plus intimiste où par la force seule du récit, on arrive à se projeter même sans images.
Suisse, France, Palestine, Jordanie, 2025, 113 minutes.
À voir le 27 janvier, à 20h40 au Cinéma Galeries.
Soulèvements, le film de clôture événement, inédit en Belgique
Enfin, le festival se clôture avec Soulèvements, le documentaire choral à 16 voix de Thomas Lacoste sur celles et ceux qui s’engagent pour défendre nos territoires aujourd’hui. On découvre des parcours de militant·es qui expérimentent d’autres manières de faire collectif, des paysan·nes dont on s’accapare les terres ou encore des habitant·es à qui on impose des projets d’infrastructure dans leur territoire. Le réalisateur français nous livre des portraits intimes de luttes intergénérationnelles que l’on suit avec attention dans un contexte très actuel de dévastation industrielle et de montée en puissance du totalitarisme.
France, 2025, 105 minutes
À voir le 1er février à 18h au Cinéma Palace.



