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Ramdam Festival : Ouverture avec Le Mage du Kremlin pour le festival du film qui dérange

À Tournai, le cinéma ne se contente pas de divertir : il interroge, secoue, bouscule. Dès ce vendredi 16 janvier, le Tournai Ramdam Festival ouvre sa 16ᵉ édition à Imagix, fidèle à sa ligne de conduite depuis ses débuts : montrer des films qui font du bruit, au sens noble du terme. Des œuvres qui remuent, questionnent, provoquent le débat et réveillent l’esprit critique. Pendant dix jours, le Ramdam déploie une programmation dense et internationale, mêlant avant-premières, courts-métrages, documentaires, rencontres, séances spéciales et moments festifs. Un festival engagé, mais jamais austère, pensé comme un lieu de circulation des idées — et des émotions.


Le Mage du Kremlin, d'Olivier Assayas
Le Mage du Kremlin © The Searchers

Une ouverture en fanfare


Cette 16ᵉ édition s’ouvre en fanfare avec le très attendu Le Mage du Kremlin d’Olivier Assayas, en avant-première, projeté ce vendredi 16 janvier à 19h30 en présence de la marraine du festival, Lubna Azabal. Inspiré du roman de Giuliano da Empoli, le film plonge dans les coulisses du pouvoir russe à travers le regard ambigu d’un conseiller de l’ombre. Avec Paul Dano et Jude Law, Assayas observe comment le récit politique se fabrique, se manipule et s’érige en instrument de contrôle, offrant une mise en scène du pouvoir fascinante et troublante. Une ouverture qui pose immédiatement la couleur : le Ramdam aime les films qui secouent, qui interrogent et qui font réfléchir. La clôture, le lundi 26 janvier, prolongera cette exigence avec La Maison des Femmes de Mélisa Godet, film engagé sur la solidarité féminine, également présenté en avant-première belge.


La Maison des Femmes © Cinéart
La Maison des Femmes © Cinéart

Des films qui dérangent


Au cœur du Ramdam, une sélection de 66 longs-métrages et 42 courts, issus d’une cinquantaine de pays, questionne la marche du monde, les rapports de pouvoir, les identités, les inégalités ou encore la jeunesse. Ici, « déranger » ne signifie pas choquer gratuitement, mais faire réagir, déplacer le regard, ouvrir le dialogue. Le week-end des courts-métrages, les 17 et 18 janvier, reste l’un des moments les plus attendus. Compétitions belge et internationale, séances Génération, programmes Kids : le format court y est célébré comme un laboratoire de formes et d’idées, souvent plus libres, plus radicales, parfois plus percutantes que le long. La section Génération Ramdam confirme également l’engagement du festival envers la jeunesse. Films et documentaires qui prennent les jeunes au sérieux : le Ramdam fait du cinéma un espace de transmission et d’écoute, où les préoccupations des nouvelles générations trouvent un véritable écho. Le film Ma Frère, de Lise Akoka et Romane Gueret, projeté le 18 janvier, s’inscrit pleinement dans cette dynamique.



Un festival vivant et ouvert à tous


Au-delà des projections, le Ramdam cultive l’échange. Rencontres professionnelles, masterclass, conférences — dont celle très attendue du cinéaste Thierry Michel le samedi 24 janvier — mais aussi moments plus ludiques : quiz cinéma, DJ sets, soirée de clôture festive. Engagé sur le terrain social, le festival poursuit ses actions d’accessibilité avec les billets suspendus, permettant d’offrir des places à des personnes qui n’ont pas toujours accès au cinéma. Ancré dans la ville de Tournai, le Ramdam s’impose édition après édition comme un rendez-vous culturel majeur en Wallonie picarde. Un festival à taille humaine, exigeant sans être élitiste, politique sans être dogmatique, et tourné vers le monde. Un cinéma qui dérange, oui — mais surtout un cinéma qui rassemble.





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