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Trois documentaires coup de poing à découvrir au Ramdam

Le Tournai Ramdam Festival confirme une fois de plus son flair pour les films engagés et marquants. L’édition 2026, qui a débuté vendredi 16 janvier et se poursuit jusqu’au 26, nous invite à explorer des univers très différents, tous porteurs d’histoires fortes et de réflexions urgentes sur notre monde. Dans sa programmation dense de documentaires, trois se détachent particulièrement. 


Orwell 2 + 2 = 5 de Raoul Peck (sortie en Belgique le 25 février)


© Ramdam Festival
© Ramdam Festival

Raoul Peck s’intéresse ici aux derniers mois de la vie de George Orwell, alors que l’écrivain achève 1984. Entre archives, extraits d’écrits et narration incisive, le film montre comment la surveillance omniprésente et la manipulation de la vérité imaginés par Orwell résonnent aujourd’hui avec une acuité glaçante. Après I Am Not Your Negro et Ernest Cole, le cinéaste signe une œuvre brutale et exigeante qui dépasse la simple biographie : il révèle l’actualité troublante des avertissements d’Orwell, du capitalisme aux réécritures historiques contemporaines. Viscéralement inquiétant, le film nous laisse ainsi avec une question lancinante : est-il encore possible de changer le cours de l’Histoire ?


La vie après Siham de Namir Abdel Messeeh (inédit)


La vie après Siham
© ACID

Avec un ton plus intime et cinéphile, Namir Abdel Messeeh explore la perte de sa mère et l’histoire de sa famille. Mélangeant des souvenirs personnels et plusieurs grands classiques du cinéma égyptien, il tisse un récit lumineux sur la transmission, l’amour et la mémoire qui perdure malgré la mort. Loin de tout académisme, son film parvient à mêler séquences humoristiques et scènes plus amères, toujours gorgées d’une vérité culturelle. Chaque image, chaque discussion devient alors un hommage vibrant à ses parents et à son héritage : on rit, on pleure et on se reconnaît dans cette histoire universelle de résilience familiale. Un film doux, vivant et émouvant. 


The Encampments de Kei Pritsker et Michael T Workman (inédit)


© Ramdam Festival
© Ramdam Festival

Un groupe d’étudiants installe un campement sur la pelouse de l’université Columbia à New York, baptisé Gaza Solidarity Encampment, pour dénoncer la guerre à Gaza et les investissements de leur université dans l’industrie de l’armement américaine et israélienne. Rapidement relayée sur d’autres campus, l’initiative devient l’un des plus importants mouvements de protestation étudiante. En s’immergeant au cœur de ces occupations, The Encampments capte la force d’un activisme pacifique fait de courage, de débats, de dialogue — souvent tendu — avec les autorités universitaires, et d’une solidarité rare où des voix juives et palestiniennes s’unissent contre l’injustice. Plus qu’un simple état des lieux, le film s’impose comme un manifeste politique frontal, faisant écho à La Voix de Hind Rajab de Kaouther Ben Hania et rappelant, avec une urgence salutaire, la puissance du droit à la parole collective.




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