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Critique : Sirocco et le royaume des courants d'air

Valse avec les vents



Juliette et Carmen, deux fillettes en mal d’histoires et de contes, se retrouvent emportées dans l’univers de leur voisine Agnès, écrivaine et autrice du Royaume des courants d’air. Dans ce monde battu par les bourrasques, manifestations des colères du magicien Sirocco, elles vont faire la rencontre de Selma, cantatrice de renom aux airs mélancoliques et envoûtants. Et si cette chanteuse au souffle intarissable était leur seule issue pour retourner dans le monde réel ?


Installant dès l'introduction les ambiances captivantes de son film onirique, le réalisateur Benoît Chieux ne cache aucunement ses influences, qui oscillent entre Moebius et Miyazaki. Quel meilleur timing pour sortir ce film, qui est pourtant passé par près de dix années de production ardue ? Plus qu’un pastiche, Sirocco offre une expérience magique et passionnante, où se côtoient créatures loufoques et destins épiques, instants de contemplation et séquences captivantes. Tant est si bien qu’après son introduction grandiose, on ne souhaite qu’une seule chose : revenir au plus vite dans ces paysages féeriques et dans les creux de ces vallées sublimes. 


L’œuvre se joue des formes et des matières comme si elles étaient balayées par les tourbillons de ses personnages. Des poumons de la cantatrice aux yeux bleus jusqu’aux ondulations fluides de son aéronef qui danse entre les étoiles, tout est mouvement, tout est vie dans ce film  où l'air est roi, nous emportant sans encombres dans ce monde merveilleux. Un combo qui donne à Sirocco une dimension épique digne des plus grands films d’animation du siècle passé. Ses sonorités et ses ambiances vous accompagneront longtemps après votre sortie de salle, vous attirant irrémédiablement à nouveau vers les terres de Sirocco pour une splendide valse avec les vents.


RÉALISÉ PAR : BENOIT CHIEUX

AVEC : LOÏSE CHARPENTIER,  MARYNE BERTIEAUX, AURÉLIE KONATÉ

PAYS : FRANCE

DURÉE : 75 MINUTES

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