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L’Heure d’été : Le Cinéma Galeries passe à l'heure de Taipei

Du 30 juin au 11 août 2026, le réjouissant programme « L’heure d’été : Taipei » du cinéma Galeries vous invite à parcourir le cinéma taïwanais à travers dix-huit films à re-découvrir en salles ou en plein air. 


Millenium Mambo.
Millenium Mambo © Fortissimo Films

Influencé par ses héritages multiples, notamment sous l’impact des dominations politiques chinoises et japonaises, le septième art taïwanais a connu une première Nouvelle Vague au début des années 80 dont Hou Hsiao-hsien est l’une des figures de proue. « L’heure d’été » lui rend hommage à travers trois de ses œuvres majeures : A Time to Live, a time to die (1985), The Assassin (2015) en séance gratuite et en plein air au parc de Bruxelles, et le magnifique Millennium Mambo (2001) en clôture de la sélection le 11 août à 19h.


Indissociable des plus flamboyantes réussites de Hou Hsiao-hsien dans les années 2000 et 2010, l’actrice de génie Shu Qi sera également célébrée avec la projection inédite en Belgique de Girl (2025), son premier long-métrage en tant que réalisatrice inspiré de son enfance à Taïwan. Dust of Angels (1992), le néo-polar de Hsu Hsiao-ming, produit par Hou Hsiao-hsien qui a en outre participé au soundtrack, sera un énième clin-d’œil au maître. Edward Yang, l’autre grand représentant cette Nouvelle Vague qui a popularisé la production taïwanaise à l’international, aura, quant à lui, droit à une rétrospective au cinéma Galeries du 1er août au 3 septembre offrant notamment la possibilité de re-voir sur grand écran Taipei Story (1985), A Brighter Summer Day (1991) et Yi Yi (2000). 


Goodbye, Dragon Inn.
Goodbye, Dragon Inn © Homegreen Films

La Deuxième Vague du Nouveau Cinéma des années 1990 brillera à son tour à « L’heure d’été » avec un coup de projecteur sur The Wedding Banquet (1993) et Salé, sucré (1994), les chroniques intimistes et familiales de Ang Lee avant sa carrière occidentale, et sur Vive l’amour de Tsai Ming-liang dont le Goodbye, Dragon Inn (2003) fera l’ouverture du festival le 30 juin à 19h.


Le classique Dragon Inn (1967) de King Hu, emblématique du wuxia, un genre cinématographique mettant en scène des chevaliers errants aux pouvoirs extraordinaires et qui maitrisent les arts martiaux dans la Chine ancienne, sera aussi proposé le 15 juillet en dialogue avec Goodbye, Dragon Inn de Tsai Ming-liang qui le cite comme référence directe.

 

Left-handed girl.
Left-Handed Girl © September Film

Grandma and her Ghosts (1998) de Wang Shaudi et On Happiness Road (2017) de Sung Hsin-yin mettront en lumière l’importance de l’animation dans la production taïwanaise et sa capacité à aborder les croyances populaires et les questions identitaires.


Enfin, pour rendre justice à la diversité et à la richesse du cinéma taïwanais contemporain, les Galeries et leurs co-programmateurs du Taiwan Film Festival Berlin ont sélectionné une poignée de longs-métrages récents tels que Daughter’s Daughter (2024) de Huang Xi, en collaboration avec le Pink Screens, et les deux séances gratuites en plein air Nina Wu (2019) de Midi Z, un thriller psychologique sur le harcèlement sexuel subi par les actrices, et Left-Handed Girl (2025) de Shih-Ching Tsou, un drame familial teinté de comédie à hauteur d’une petite fille dans le monde nocturne des marchés de Taipei. 


Toutes les informations sur la programmation complète à retrouver sur galeries.be.

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