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Les critiques


Supergirl : Une superproduction décevante et ennuyeuse
Profitant de la perte de vitesse des films Marvel, la concurrence du studio DC avait marqué des points en engageant James Gunn, pour renouveler le déploiement chaotique de Batman et ses copains sur le grand écran, L’espoir était permis avec Superman, réalisé par Gunn lui-même. On se serait bien arrêtés là mais la loi d’Hollywood est sans appel, il faut que ça tourne. Place donc à la cousine de Clark Kent, alias Supergirl !

Stanislas Ide
il y a 4 jours2 min de lecture


In Waves : Un mélodrame adolescent au rythme des vagues
« Le mauvais temps viendra, le beau temps aussi. » Cité par le personnage de Kristen, adolescente californienne passionnée de surf, ce proverbe hawaïen aurait tout aussi bien pu être placé en exergue de In Waves. Adapté d'une bande dessinée autobiographique de AJ Dungo, le premier long-métrage de la réalisatrice française Phuong Mai Nguyen mêle avec brio les premiers émois d'une romance adolescente et le mélodrame crépusculaire.
Arthur Bouet
il y a 4 jours2 min de lecture


Silent Friend : Une fresque au-delà de l'humain
En filmant chaque récit par le point de vue des plantes environnantes - les interactions humaines sont fréquemment reléguées à l’arrière-plan, là où la caméra se focalise sur le monde végétal - Silent Friend replace l’homo sapiens à sa place d’être vivant comme un autre au sein de la biosphère.

Julien Del Percio
il y a 5 jours2 min de lecture


Jim Queen : Une déflagration pop, trash et queer
Le premier long-métrage de Nicolas Athané et Marco Nguyen, issu du studio Bobbypills et de UMedia, nous offre une expérience sans concessions, qui sans jamais trahir son propos politique, est indubitablement drôle et profondément grand public.

Quentin Moyon
24 juin2 min de lecture


The Furious : Le film d'action ultime ?
Même si les salles ne verront finalement pas débarquer The Furious annulé en dernière minute, impossible de passer à côté d'un film d'action mêlant avec brio ses influences pour un résultat si jubilatoire qu'il pourrait prétendre au titre de “film d’arts martiaux ultime”.

Julien Del Percio
23 juin2 min de lecture


Toy Story 5 : Jouets VS technologie
On croyait l’histoire Toy Story arrivée à son terme. Souvenez-vous : à la fin du quatrième film, Woody réalisait que son rôle était accompli. Après avoir accompagné Andy puis Bonnie pendant des années, il choisissait de quitter ses amis pour vivre librement et aider les jouets perdus à retrouver une place auprès d’un enfant. Mais ce cinquième volet, quelque peu inattendu, revient pourtant là où tout a commencé : dans une chambre d’enfant. Sauf qu’entre-temps, le monde a chang

Constant Carbonnelle
16 juin2 min de lecture


The Good Sister : Un dilemme moral face à l'ignoble
Là où la plupart des récits de viol placent le spectateur dans un camp ou dans l’autre, The Good Sister se démarque. Ni du côté de la victime, ni du côté du bourreau, le film épouse les étapes du dilemme moral de Rose. De la sidération à l'action, l'actrice Marie Bloching livre une interprétation juste, faite de doutes, de contradictions et de débordements.
Laïss Barkouk
16 juin2 min de lecture


Backrooms : Le labyrinthe de Kane Parsons
Backrooms nous enveloppe comme un souvenir perdu, à la fois familier et hors d’atteinte. Au milieu de cette étendue sans fin de couloirs jaunis, nous ne pouvons nous empêcher de chercher quelque chose à quoi nous raccrocher. Mais face à l’irrationalité de ces non-lieux, tous nos repères s’effritent et, à mesure que nous nous enfonçons de plus en plus loin, une inquiétude naît tandis que l’atmosphère devient de plus en plus oppressante.
Léopold Vézard
15 juin3 min de lecture


Disclosure Day : Retour en grâce pour Spielberg
Avec Disclosure Day, Spielberg renoue le dialogue avec ceux qui viennent d’ailleurs dans un monde au bord du précipice. Alors que les Etats-Unis activent le niveau d’urgence Defcon 2 et que les tensions à la frontière coréenne semblent franchir un point de non-retour, une présentatrice de météo (Emily Blunt) et un lanceur d’alerte (Josh O’Connor) s’unissent dans une quête de vérité pour révéler au monde l'existence des aliens.
Simon Lionnet
9 juin2 min de lecture


Toute la beauté et le sang versé : Et que la vérité éclate
Adoptant son regard, Toute la beauté et le sang versé (récompensé au dernier festival de Venise du Lion d’Or) est autant la création de Goldin que celle de la réalisatrice du film. Les deux femmes ont d’ailleurs souligné en entretien à quel point l’artiste en est la co-autrice. Fort de sa présence, le documentaire oscille sans cesse entre la femme d’il y a quelques décennies et celle d’aujourd’hui qui se bat pour tous ceux qu’elle a perdus en chemin.

Adrien Corbeel
9 juin3 min de lecture


Mother’s Baby : Le thriller qui déconstruit l’instinct maternel
Formellement, Mother’s Baby opère comme un étouffoir. La photographie atmosphérique de Robert Oberrainer écrase Julia dans des cadres larges aux lumières glaciales et finit d’inscrire Mother’s Baby dans une catégorie rare : celle des thrillers psychologiques intimes, à l'efficacité redoutable.

Quentin Moyon
8 juin2 min de lecture


À voix basse : Des secrets (les)biens gardés
À voix basse est aussi un film intergénérationnel, à travers les liens et les secrets qui lient Lilia avec sa mère (Hiam Abbass) et sa grand-mère, la matriarche Néfissa (Selma Baccar). Allant d’une génération à l’autre, et du passé au présent, ce film à la force tranquille tisse un récit porteur d’espoir : celui d’un futur débarrassé des secrets, où chacun(e) est libre d’aimer, et de le clamer à voix haute.

Elli Mastorou
8 juin2 min de lecture


La Bataille de Gaulle : L’Âge de Fer : Résistants rassemblement !
La première partie de La Bataille de Gaulle tient moins de la fresque historique que du nouvel opus d’une saga de super-héros, si ce n’est que les costumes colorés ont été remplacés par des uniformes militaires plus austères. En ressort un blockbuster divertissant sur un fond historique romancé et convenu, qui ne bouscule jamais vraiment ses grandes figures, et dont la forme trop sage ne parvient pas à masquer les faiblesses narratives du récit.
Léopold Vézard
4 juin3 min de lecture


Orphan : Lázló Nemes et la fin des idéaux
À travers Orphan, l'histoire de cet enfant et de son père fantasmé, le cinéaste hongrois dessine la trajectoire de tout un pays, condamné à enterrer une fois pour toutes ses idéaux de révolte, avant de s’enfoncer dans l’obscurité.

Julien Del Percio
3 juin2 min de lecture


Le mystère Aftersun
Aftersun n’est pas qu’un film sur le deuil, c’est un film sur le mystère. Le long-métrage dépasse rapidement la simple description du chagrin et de la nostalgie pour toucher à quelque chose de plus existentiel. L’absence de tension narrative - la réalisatrice a expliqué avoir retiré la plupart des conflits - ainsi que le rythme flottant donnent la clé de voûte du film : il s’agit moins de raconter des vacances que d’en restituer un portrait fragmenté et subjectif, comme un pu

Julien Del Percio
2 juin4 min de lecture


Truly Naked : Une jeunesse sous X
Truly Naked suit Alec, jeune lycéen introverti élevé dans l’univers du petit business pornographique de son père, obligé d’y prendre part, faute d’argent à la maison. À travers le porno, Muriel d’Ansembourg aborde la construction identitaire et la recherche d’une vraie connexion.
Léa Dornier
1 juin2 min de lecture


Trois raisons de découvrir En fanfare à l'HalluCiné ce jeudi 28 mai
Sorti en novembre 2024, En fanfare a été indéniablement l’un des gros succès français de l’année. Une comédie dramatique populaire qui parvenait à la fois à provoquer le rire tout en mettant en lumière les dynamiques de classe à l'œuvre dans une relation entre deux frères au destin très différent. Un film porté par Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin, que Surimpressions diffusera lors d’une projection gratuite à la brasserie l'Ultieme Hallucinatie.

Surimpressions présente
26 mai2 min de lecture


Cannes : Histoires de la nuit, un home-invasion qui tourne à vide
C'est dans ce lieu de la France rurale et son architecture incrustée de formes rectangulaires que Léa Mysius orchestre une nuit en enfer lors de la fête d'anniversaire de Nora durant laquelle trois frères (Benoît Magimel, Paul Hamy et Alane Delhaye) sèment la terreur.
Katia Peignois
25 mai2 min de lecture


Cannes : L'Objet du délit, une comédie de clôture qui passe à côté
Agnès Jaoui manque sa cible lorsqu'elle adresse le sujet autour duquel se noue l'intrigue : les comportements à adopter face aux violences sexuelles dans le milieu du spectacle. La cinéaste a beau jeu de montrer patte blanche en situant son personnage – et donc elle-même – du côté de la génération du droit d'importuner. Elle pêche néanmoins par manque de courage ...
Arthur Bouet
23 mai2 min de lecture


Cannes : La Boule noire, le choc inéspéré de la compétition ?
Les créateurs de la série La Mesías, Javier Calvo et Javier Ambrossi ont présenté en Compétition La Bola Negra, une fresque qui revisite un siècle d'Histoire espagnole à l'aune de vies homosexuelles empêchées par le secret et le silence. De ces parcours sacrifiés, ceux que l'on surnomme Los Javis ont tiré une œuvre romanesque en diable entre désir et quête identitaire sur laquelle plane la poésie de Federico García Lorca. L'un des moments forts de cette 79e édition.
Katia Peignois
22 mai2 min de lecture


Cannes : Coward, le grand retour de Lukas Dhont
Après les chocs Girl, Caméra d’or à Cannes en 2018, et Close, Grand Prix en 2022, le réalisateur belge Lukas Dhont revient cette année en compétition officielle avec Coward, un drame situé pendant la Première Guerre mondiale, au centre duquel brûle une romance contrariée entre deux jeunes soldats.

Constant Carbonnelle
21 mai2 min de lecture


Cannes : L'Inconnue, un vertige métaphysique qui laisse le public sur le carreau
Fasciné par l'étourdissement métaphysique qu'il désire susciter avec L'Inconnue, Arthur Harrari en oublie cependant d'ancrer son millefeuille théorique dans la réalité matérielle. À l'instar de ses personnages catatoniques qui se désintègrent en eux-mêmes et se murent dans le silence, le cinéaste ose à peine contempler les implications concrètes de la situation qu'il pose.
Arthur Bouet
21 mai2 min de lecture


Cannes : Autofiction, Almodóvar tourne en rond
Pour sa septième entrée en compétition à Cannes, le cinéaste espagnol livre avec Autofiction un récit entre deux temporalités sur l’amour, le deuil et la création.
Anaïs Bordages
20 mai2 min de lecture


The Mandalorian and Grogu : Un retour raté pour Star Wars au cinéma
La “Guerre des étoiles” a connu de multiples crashs stellaires et l'excitation fébrile s’est dilapidée en soupirs face à la prolifération de productions médiocres issues de l’univers (Solo, Ahsoka, Boba Fett, ou tout simplement la postlogie en elle-même). C’est dans ce contexte plutôt fragile que The Mandalorian and Grogu se dévoile, avec l’objectif clair de rameuter les gens en salles.

Julien Del Percio
19 mai3 min de lecture


Cannes : Rencontre avec Valentina Maurel pour Ton Animal maternel
Après l’abrasif Tengo Suenos Eléctricos, Valentina Maurel revient avec un nouveau film belge tourné au Costa Rica, sélectionné à Un Certain Regard.

Elli Mastorou
19 mai2 min de lecture


Cannes : Garance, un portrait transcendé par Adèle Exarchopoulos
Pour son quatrième long-métrage, Jeanne Herry fait sa première incursion en Compétition avec Garance, un film-personnage sur une actrice aux prises avec l'alcoolisme, transcendée par la performance multifacette d'Adèle Exarchopoulos.
Katia Peignois
19 mai3 min de lecture


Cannes : Rencontre avec Paul Nouhet pour le magnifique Barça Zou : “Ce film est un prétexte pour être ensemble”
Pour son premier long-métrage Barça Zou sélectionné à l'ACID, Arthur Bouet pioche dans ses souvenirs et compose le portrait vibrant d'un groupe d'amis face au temps qui passe.
Arthur Bouet
19 mai4 min de lecture


Cannes : Paper Tiger, une fresque mafieuse en clair-obscur
Le retour du cinéaste américain au thriller mafieux, genre qui a fait ses plus grandes heures, pourrait lui valoir d'être taxé de frilosité. Or, s'il en reprend les décors (le Queens, Brighton Beach), le milieu (l'immigration russe) et certains motifs tel que la fraternité, il y aborde un thème généralement associé au cinéma horrifique, qui lui permet ici de déployer des trésors de mise en scène : la contamination du quotidien par un mal invisible.
Arthur Bouet
18 mai2 min de lecture


Cannes : Everytime, vivre le deuil dans un rêve éveillé
Amateurs d’onirisme contemplatif, le film de l'Autrichienne Sandra Wollner, sélectionné dans la section Un Certain Regard, pourrait vous plaire. Everytime © Charades Tout se joue dans un zoom, de plusieurs minutes. Au loin, on observe des immeubles au lever du soleil. Alors que la caméra se rapproche tout lentement, on commence à distinguer les silhouettes de deux adolescents qui discutent, allongés sur le toit en fin de soirée. La jeune fille se rapproche du bord pour prendr
Anaïs Bordages
18 mai1 min de lecture


Cannes : Club Kid, une nouvelle forme de parentalité
Présenté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes, Club Kid marque les débuts derrière la caméra de Jordan Firstman, cinéaste mais aussi chanteur. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que son premier long métrage a électrisé la Croisette. Entre euphorie nocturne, chaos affectif et tendresse inattendue, le film réussit à transformer un récit sur la parentalité en une véritable explosion d’humanité.

Constant Carbonnelle
18 mai2 min de lecture


Métisses, cinq femmes contre un crime d'État : Briser le silence pour réparer
Réalisé par Quentin Noirfalisse et Jean-Charles Mbotti Malolo, Métisses, cinq femmes contre un crime d’état retrace le procès intenté par cinq femmes belgo-congolaises contre l’Etat belge.
Darika Peou
18 mai2 min de lecture


Cannes : Sheep in the box, Kore-eda aborde l'IA avec douceur
Pour son huitième long-métrage présenté en Compétition, Hirokazu Kore-eda, déjà lauréat de la Palme d'or en 2018 pour le sublime Une affaire de famille, revient avec Sheep in the Box, un conte utopique sur le deuil et le besoin d'émancipation dans la lignée de son oeuvre humaniste ; en moins percutant qu'espéré.
Katia Peignois
17 mai3 min de lecture


Cannes : Soudain, l'un des favoris de la compétition ?
Saviez-vous que le capitalisme pouvait être éradiqué par un massage des pieds ? C’est, en gros raccourci, l’une des idées qui traverse le nouveau film de Ryūsuke Hamaguchi.
Léa Dornier
17 mai2 min de lecture


Cannes : La Troisième Nuit, Daniel Auteuil rend hommage aux résistants de l’ombre
La Troisième Nuit © SND Pour son nouveau film en tant que réalisateur (et acteur), Daniel Auteuil s’empare d’un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale : le sauvetage dissimulé d’une centaine d’enfants juifs sous l’Occupation. Et on peut dire qu’il réussit son coup haut la main : sans jamais tomber dans quoi que ce soit de spectaculaire ou des effets appuyés, il parvient à installer une tension palpable à travers une histoire vraie, où le destin d'êtres humains se joue

Constant Carbonnelle
17 mai2 min de lecture


Cannes : The Station, la dystopie féministe de la cinéaste yéménite-écossaise Sara Ishaq
Combinant crise pétrolière, tensions guerrières et entraide sororale, The Station déploie un récit riche et complexe, porté par des personnages attachants et bien « dessinés ». L’originalité de la mise en scène consiste à maintenir les hommes hors champ : ils sont mentionnés, entendus, craints ou moqués, mais on ne les verra pas.

Elli Mastorou
17 mai2 min de lecture


Cannes : Sanguine, un body-horror sanglant sur le burn-out
Il ne s’agit pas d’un cas isolé : un mystérieux nouveau virus semble se répandre parmi les jeunes salariés, poussés à bout par un marché du travail anxiogène, harcelés par leurs supérieurs et noyés dans les objectifs de rendement.
Anaïs Bordages
16 mai2 min de lecture


Cannes : The Beloved, Javier Bardem dans le rôle d'un cinéaste tyrannique
Dans The Beloved, la réflexion sur la variété des ressentis dans une même situation, et sur la quête nécessairement chimérique de vérité artistique par les auteurs en roue libre, est appréciable mais surtout poussive et distrayante. D'autant plus dans le contexte d'une sélection officielle à Cannes, où le motif de mise en abyme dans la création frôle le lieu commun.

Stanislas Ide
16 mai2 min de lecture


Cannes : Du Fioul dans les artères, une histoire d'amour désarmante parmi les poids-lourds
Avec sa mise en scène naturaliste, son milieu populaire, ses seconds rôles gouailleurs et ses paysages périurbains, Du fioul dans les artères aurait pu être un premier film français ou belge comme on en a vu beaucoup. Mais deux camionneurs enlacés, c’est une image de cinéma qui manquait. C’est son sujet, et la douceur du regard de Pierre Le Gall (scénariste des Belles Cicatrices) sur ses personnages, qui fait la différence.

Elli Mastorou
16 mai2 min de lecture


Cannes : La Gradiva, la fresque somptueuse de l'adolescence de Marine Atlan
Pour son premier long-métrage en tant que réalisatrice, la directrice de la photographie Marine Atlan livre un récit d’une grande maîtrise, aussi somptueux esthétiquement (elle co-signe l’image avec Pierre Mazoyer) que troublant émotionnellement. La Gradiva rejette ainsi tout manichéisme chez ses personnages, et déjoue admirablement les clichés sur les mean girls, les enseignants sacrificiels ou les tombeurs du lycée.
Anaïs Bordages
16 mai2 min de lecture


Cannes : Fatherland, une plongée dans l'Allemagne d'après-guerre
L’intime est politique, c’est bien connu ! Mais qu’en est-il de l’inverse ? Quatre ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’écrivain et prix Nobel de littérature Thomas Mann (Hanns Zischler) se rend pour la première fois en Allemagne depuis son exil aux États-Unis.

Stanislas Ide
16 mai2 min de lecture


Cannes : La Vie d’une femme, Léa Drucker en état de grâce
Pour son deuxième long-métrage, La Vie d'une femme, présenté en Compétition officielle, la réalisatrice des Amours d'Anaïs dresse le portrait d'une cinquantenaire en mouvement perpétuel. Le récit, découpé en onze chapitres, invite à assembler les volets intimes et professionnels, en miroir du métier de chirurgienne spécialisée dans la reconstruction faciale de sa protagoniste, brillamment interprétée par Léa Drucker.
Katia Peignois
15 mai2 min de lecture


Cannes : Cœur secret, un documentaire bouleversant sur une transition de genre tardive
Après avoir perdu sa mère, le jeune cinéaste Tom Fontenille commence à filmer son père, qui pratique occasionnellement le cross-dressing. Mais progressivement, le jeune homme va en fait documenter la transition de Lilou, et l’épanouissement occasionné par sa « féminisation ». Le résultat, c’est Cœur secret, bouleversant documentaire présenté à l’ACID lors du festival de Cannes 2026.
Anaïs Bordages
15 mai2 min de lecture


Cannes : Histoires Parallèles, quand la fiction déborde sur le réel
Douze ans après Le Passé, qui marquait son premier tournage en français, le cinéaste iranien Asghar Farhadi revient à Paris avec Histoires Parallèles, en lice pour la Palme d'or à Cannes. Un retour qui prolonge, en terrain familier, son exploration des rapports humains — mais en y injectant cette fois une réflexion plus troublante sur la fiction elle-même.

Constant Carbonnelle
14 mai2 min de lecture


Cannnes : Quelques jours à Nagi, une parenthèse tendre pour échapper aux carcans
Plus que les oppositions entre Tokyo et la ruralité, l'indépendance et les sacrifices, Quelques jours à Nagi tisse tendrement une toile entre des êtres se répondant dans une chorégraphies de désirs qui s'expriment et se révèlent principalement par l'art, avec tout ce que cela suppose de fantasmes et de projections. C'est le geste artistique et son résultat, affiché ou dissimulé, qui déclenchent la reconnaissance, notamment du sentiment amoureux et de ses conséquences.
Katia Peignois
14 mai3 min de lecture


Cannes : Butterfly Jam, les poncifs de la masculinité
Dans Butterfly Jam, on suit le quotidien d’un adolescent se consacrant à la lutte à haut niveau (Talha Akdogan), de son père immature (Barry Keoghan) et d’un entourage familial miné par les frustrations et les non-dits. Sur le papier, le film promet une chronique intime sur la transmission et la masculinité. À l’écran, il ressemble à une succession d'effets sans aucune portée.
Léa Dornier
14 mai1 min de lecture


Cannes : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, une déflagration esthétique et queer
Teenage Sex and Death at Camp Miasma impressionne par la vitalité de sa mise en scène de l’hybridité — en surcadrages, fondus enchaînés et transitions démentielles — et de sa narration. Dès la séquence d’introduction qui condense l’historique dans la pop culture de Camp Miasma, le montage surchargé, précis et d’une efficacité jubilatoire de Graham Mason, nous propulse dans un tourbillon.
Katia Peignois
13 mai4 min de lecture


Cannes : In Waves, un amour adolescent au rythme des vagues et de la maladie
« Le mauvais temps viendra, le beau temps aussi. » Cité par le personnage de Kristen, adolescente californienne passionnée de surf, ce proverbe hawaïen aurait tout aussi bien pu être placé en exergue de In Waves. Adapté d'une bande dessinée autobiographique de AJ Dungo, le premier long-métrage de la réalisatrice française Phuong Mai Nguyen mêle avec brio les premiers émois d'une romance adolescente et le mélodrame crépusculaire.
Arthur Bouet
13 mai2 min de lecture


Cannes : La Vénus électrique, un film d’ouverture qui célèbre la fiction
Loin du marivaudage de bas étage – il faut dire qu’à l’origine de l’histoire on retrouve Robin Campillo et Rebecca Zlotowski – La Vénus électrique se déploie comme une fine analyse du deuil et de la pulsion artistique, où le mensonge se fait artifice capable de réanimer les chairs mortes.

Quentin Moyon
12 mai2 min de lecture


Obsession : Jusqu’à ce que la mort nous sépare
Obsession interroge certains comportements violents dans les couples, et la notion de consentement. D’autant plus quand il laisse planer cette terrifiante question : Nikki est-elle consciente d’avoir été piégée, coincée à l’intérieur d’elle-même et forcée d’être en couple avec Baron ? A voir pour frissonner d’horreur juste en entendant ces mots : « Je t’aime plus que tout ».
Camille Wernaers
12 mai2 min de lecture


Amrum : La fin d'un Reich à hauteur d'enfant
Amrum est beaucoup plus intéressant lorsqu’il adopte la forme d’un conte. Pour consoler sa mère, Nanning va rapidement se mettre en quête de pain, de miel, et de beurre, trois denrées rares en temps de guerre. Chacun de ses ingrédients va être l’occasion d’une rencontre et d’une épreuve douloureuse, qui vont forger le caractère du personnage et le confronter au passé peu glorieux de sa famille.

Julien Del Percio
11 mai2 min de lecture
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