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Les critiques


Cannes : Paper Tiger, une fresque mafieuse en clair-obscur
Le retour du cinéaste américain au thriller mafieux, genre qui a fait ses plus grandes heures, pourrait lui valoir d'être taxé de frilosité. Or, s'il en reprend les décors (le Queens, Brighton Beach), le milieu (l'immigration russe) et certains motifs tel que la fraternité, il y aborde un thème généralement associé au cinéma horrifique, qui lui permet ici de déployer des trésors de mise en scène : la contamination du quotidien par un mal invisible.
Arthur Bouet
il y a 16 heures2 min de lecture


Cannes : Everytime, vivre le deuil dans un rêve éveillé
Amateurs d’onirisme contemplatif, le film de l'Autrichienne Sandra Wollner, sélectionné dans la section Un Certain Regard, pourrait vous plaire. Everytime © Charades Tout se joue dans un zoom, de plusieurs minutes. Au loin, on observe des immeubles au lever du soleil. Alors que la caméra se rapproche tout lentement, on commence à distinguer les silhouettes de deux adolescents qui discutent, allongés sur le toit en fin de soirée. La jeune fille se rapproche du bord pour prendr
Anaïs Bordages
il y a 17 heures1 min de lecture


Cannes : Club Kid, une nouvelle forme de parentalité
Présenté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes, Club Kid marque les débuts derrière la caméra de Jordan Firstman, cinéaste mais aussi chanteur. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que son premier long métrage a électrisé la Croisette. Entre euphorie nocturne, chaos affectif et tendresse inattendue, le film réussit à transformer un récit sur la parentalité en une véritable explosion d’humanité.

Constant Carbonnelle
il y a 19 heures2 min de lecture


Métisses, cinq femmes contre un crime d'État : Briser le silence pour réparer
Réalisé par Quentin Noirfalisse et Jean-Charles Mbotti Malolo, Métisses, cinq femmes contre un crime d’état retrace le procès intenté par cinq femmes belgo-congolaises contre l’Etat belge.
Darika Peou
il y a 23 heures2 min de lecture


Cannes : Sheep in the box, Kore-eda aborde l'IA avec douceur
Pour son huitième long-métrage présenté en Compétition, Hirokazu Kore-eda, déjà lauréat de la Palme d'or en 2018 pour le sublime Une affaire de famille, revient avec Sheep in the Box, un conte utopique sur le deuil et le besoin d'émancipation dans la lignée de son oeuvre humaniste ; en moins percutant qu'espéré.
Katia Peignois
il y a 1 jour3 min de lecture


Cannes : Soudain, l'un des favoris de la compétition ?
Saviez-vous que le capitalisme pouvait être éradiqué par un massage des pieds ? C’est, en gros raccourci, l’une des idées qui traverse le nouveau film de Ryūsuke Hamaguchi.
Léa Dornier
il y a 1 jour2 min de lecture


Cannes : La Troisième Nuit, Daniel Auteuil rend hommage aux résistants de l’ombre
La Troisième Nuit © SND Pour son nouveau film en tant que réalisateur (et acteur), Daniel Auteuil s’empare d’un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale : le sauvetage dissimulé d’une centaine d’enfants juifs sous l’Occupation. Et on peut dire qu’il réussit son coup haut la main : sans jamais tomber dans quoi que ce soit de spectaculaire ou des effets appuyés, il parvient à installer une tension palpable à travers une histoire vraie, où le destin d'êtres humains se joue

Constant Carbonnelle
il y a 1 jour2 min de lecture


Cannes : The Station, la dystopie féministe de la cinéaste yéménite-écossaise Sara Ishaq
Combinant crise pétrolière, tensions guerrières et entraide sororale, The Station déploie un récit riche et complexe, porté par des personnages attachants et bien « dessinés ». L’originalité de la mise en scène consiste à maintenir les hommes hors champ : ils sont mentionnés, entendus, craints ou moqués, mais on ne les verra pas.

Elli Mastorou
il y a 2 jours2 min de lecture


Cannes : Sanguine, un body-horror sanglant sur le burn-out
Il ne s’agit pas d’un cas isolé : un mystérieux nouveau virus semble se répandre parmi les jeunes salariés, poussés à bout par un marché du travail anxiogène, harcelés par leurs supérieurs et noyés dans les objectifs de rendement.
Anaïs Bordages
il y a 2 jours2 min de lecture


Cannes : The Beloved, Javier Bardem dans le rôle d'un cinéaste tyrannique
Dans The Beloved, la réflexion sur la variété des ressentis dans une même situation, et sur la quête nécessairement chimérique de vérité artistique par les auteurs en roue libre, est appréciable mais surtout poussive et distrayante. D'autant plus dans le contexte d'une sélection officielle à Cannes, où le motif de mise en abyme dans la création frôle le lieu commun.

Stanislas Ide
il y a 2 jours2 min de lecture


Cannes : Du Fioul dans les artères, une histoire d'amour désarmante parmi les poids-lourds
Avec sa mise en scène naturaliste, son milieu populaire, ses seconds rôles gouailleurs et ses paysages périurbains, Du fioul dans les artères aurait pu être un premier film français ou belge comme on en a vu beaucoup. Mais deux camionneurs enlacés, c’est une image de cinéma qui manquait. C’est son sujet, et la douceur du regard de Pierre Le Gall (scénariste des Belles Cicatrices) sur ses personnages, qui fait la différence.

Elli Mastorou
il y a 3 jours2 min de lecture


Cannes : La Gradiva, la fresque somptueuse de l'adolescence de Marine Atlan
Pour son premier long-métrage en tant que réalisatrice, la directrice de la photographie Marine Atlan livre un récit d’une grande maîtrise, aussi somptueux esthétiquement (elle co-signe l’image avec Pierre Mazoyer) que troublant émotionnellement. La Gradiva rejette ainsi tout manichéisme chez ses personnages, et déjoue admirablement les clichés sur les mean girls, les enseignants sacrificiels ou les tombeurs du lycée.
Anaïs Bordages
il y a 3 jours2 min de lecture


Cannes : Fatherland, une plongée dans l'Allemagne d'après-guerre
L’intime est politique, c’est bien connu ! Mais qu’en est-il de l’inverse ? Quatre ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’écrivain et prix Nobel de littérature Thomas Mann (Hanns Zischler) se rend pour la première fois en Allemagne depuis son exil aux États-Unis.

Stanislas Ide
il y a 3 jours2 min de lecture


Cannes : La Vie d’une femme, Léa Drucker en état de grâce
Pour son deuxième long-métrage, La Vie d'une femme, présenté en Compétition officielle, la réalisatrice des Amours d'Anaïs dresse le portrait d'une cinquantenaire en mouvement perpétuel. Le récit, découpé en onze chapitres, invite à assembler les volets intimes et professionnels, en miroir du métier de chirurgienne spécialisée dans la reconstruction faciale de sa protagoniste, brillamment interprétée par Léa Drucker.
Katia Peignois
il y a 4 jours2 min de lecture


Cannes : Cœur secret, un documentaire bouleversant sur une transition de genre tardive
Après avoir perdu sa mère, le jeune cinéaste Tom Fontenille commence à filmer son père, qui pratique occasionnellement le cross-dressing. Mais progressivement, le jeune homme va en fait documenter la transition de Lilou, et l’épanouissement occasionné par sa « féminisation ». Le résultat, c’est Cœur secret, bouleversant documentaire présenté à l’ACID lors du festival de Cannes 2026.
Anaïs Bordages
il y a 4 jours2 min de lecture


Cannes : Histoires Parallèles, quand la fiction déborde sur le réel
Douze ans après Le Passé, qui marquait son premier tournage en français, le cinéaste iranien Asghar Farhadi revient à Paris avec Histoires Parallèles, en lice pour la Palme d'or à Cannes. Un retour qui prolonge, en terrain familier, son exploration des rapports humains — mais en y injectant cette fois une réflexion plus troublante sur la fiction elle-même.

Constant Carbonnelle
il y a 5 jours2 min de lecture


Cannnes : Quelques jours à Nagi, une parenthèse tendre pour échapper aux carcans
Plus que les oppositions entre Tokyo et la ruralité, l'indépendance et les sacrifices, Quelques jours à Nagi tisse tendrement une toile entre des êtres se répondant dans une chorégraphies de désirs qui s'expriment et se révèlent principalement par l'art, avec tout ce que cela suppose de fantasmes et de projections. C'est le geste artistique et son résultat, affiché ou dissimulé, qui déclenchent la reconnaissance, notamment du sentiment amoureux et de ses conséquences.
Katia Peignois
il y a 5 jours3 min de lecture


Cannes : Butterfly Jam, les poncifs de la masculinité
Dans Butterfly Jam, on suit le quotidien d’un adolescent se consacrant à la lutte à haut niveau (Talha Akdogan), de son père immature (Barry Keoghan) et d’un entourage familial miné par les frustrations et les non-dits. Sur le papier, le film promet une chronique intime sur la transmission et la masculinité. À l’écran, il ressemble à une succession d'effets sans aucune portée.
Léa Dornier
il y a 5 jours1 min de lecture


Cannes : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, une déflagration esthétique et queer
Teenage Sex and Death at Camp Miasma impressionne par la vitalité de sa mise en scène de l’hybridité — en surcadrages, fondus enchaînés et transitions démentielles — et de sa narration. Dès la séquence d’introduction qui condense l’historique dans la pop culture de Camp Miasma, le montage surchargé, précis et d’une efficacité jubilatoire de Graham Mason, nous propulse dans un tourbillon.
Katia Peignois
il y a 5 jours4 min de lecture


Cannes : In Waves, un amour adolescent au rythme des vagues et de la maladie
« Le mauvais temps viendra, le beau temps aussi. » Cité par le personnage de Kristen, adolescente californienne passionnée de surf, ce proverbe hawaïen aurait tout aussi bien pu être placé en exergue de In Waves. Adapté d'une bande dessinée autobiographique de AJ Dungo, le premier long-métrage de la réalisatrice française Phuong Mai Nguyen mêle avec brio les premiers émois d'une romance adolescente et le mélodrame crépusculaire.
Arthur Bouet
il y a 6 jours2 min de lecture


Cannes : La Vénus électrique, un film d’ouverture qui célèbre la fiction
Loin du marivaudage de bas étage – il faut dire qu’à l’origine de l’histoire on retrouve Robin Campillo et Rebecca Zlotowski – La Vénus électrique se déploie comme une fine analyse du deuil et de la pulsion artistique, où le mensonge se fait artifice capable de réanimer les chairs mortes.

Quentin Moyon
il y a 6 jours2 min de lecture


Obsession : Jusqu’à ce que la mort nous sépare
Obsession interroge certains comportements violents dans les couples, et la notion de consentement. D’autant plus quand il laisse planer cette terrifiante question : Nikki est-elle consciente d’avoir été piégée, coincée à l’intérieur d’elle-même et forcée d’être en couple avec Baron ? A voir pour frissonner d’horreur juste en entendant ces mots : « Je t’aime plus que tout ».
Camille Wernaers
il y a 7 jours2 min de lecture


Amrum : La fin d'un Reich à hauteur d'enfant
Amrum est beaucoup plus intéressant lorsqu’il adopte la forme d’un conte. Pour consoler sa mère, Nanning va rapidement se mettre en quête de pain, de miel, et de beurre, trois denrées rares en temps de guerre. Chacun de ses ingrédients va être l’occasion d’une rencontre et d’une épreuve douloureuse, qui vont forger le caractère du personnage et le confronter au passé peu glorieux de sa famille.

Julien Del Percio
11 mai2 min de lecture


Le Mystérieux Regard du Flamant Rose : Une ode poétique à la famille que l'on se choisit
Dans Le Mystérieux Regard du Flamant Rose, tout résonne d’influences multiples, allant d’un western à la sauce queer au réalisme magique de Gabriel García Márquez. Il se dégage des tons du film du moindre geste de ses personnages, une dimension poétique.
Raissa Alingabo Yowali M'bilo
10 mai2 min de lecture


Love Me Tender : Un récit bouleversant sur la force d'aimer
Dans Love Me Tender, le temps passe, s’étire et la vie parisienne continue malgré la dévastation intime qui se joue. Les années glissent, rythmées par la voix off (celle du livre en train de s’écrire) qui donne au film sa pulsation littéraire. Histoire vraie pas si banale, le récit est à la fois lumineux et déchirant, bien que la vengeance aveugle du père frise parfois la caricature.
Laïss Barkouk
4 mai2 min de lecture


Sukkwan Island : Une adaptation peu convaincante au nom du père, du fils et de la survie
Adapter un roman à l’écran est toujours périlleux, plus encore lorsqu’il a profondément marqué ses lecteur·ices. Voilà sans doute ce qui a poussé le réalisateur Vladimir de Fontenay à envisager Sukkwan Island, inspiré du livre éponyme de David Vann, comme plus qu’une simple adaptation. Une intention louable en théorie, mais en pratique ? Ceux qui ont apprécié l'œuvre originale ne seront pas en terre inconnue. Sukkwan Island retrace l’histoire de Tom et Roy, père et fils, coin
Léopold Vézard
29 avr.2 min de lecture


Le Diable s'habille en Prada 2 : Même enfer, nouvelles règles
Vingt ans après avoir claqué la porte de Runway, l’iconique magazine de mode, Andy Sachs (Anne Hathaway) fait son retour. Et forcément, le souvenir est encore vif. Dans Le Diable s’habille en Prada, sorti en 2006, elle jetait son téléphone dans une fontaine, refusant enfin de répondre aux exigences de sa tyrannique patronne Miranda Priestly (Meryl Streep). Un geste libérateur qui clôturait un premier film devenu presque culte, construit sur l’émancipation d’une jeune femme fa

Constant Carbonnelle
29 avr.2 min de lecture


A Sad and Beautiful World : Le nouveau film du Libanais Cyril Aris ou comment s’aimer sous les bombes ?
Comment continuer à s’aimer quand le monde s'effondre ? Cyril Aris transforme cette question en matière de cinéma. Remarqué pour ses documentaires, le cinéaste libanais se frotte pour la première fois à la fiction avec A Sad and Beautiful World, mais reste profondément ancré dans son travail du réel. Il apporte un regard attentif aux visages, aux lieux, et aux blessures d’un pays qui continue d’être frappé par la guerre. Son œuvre résonne encore amèrement avec l’actualité.
Léa Dornier
28 avr.2 min de lecture


Romeria : Un (auto)portrait touchant par la cinéaste espagnole Carla Simón
Structuré en chapitres, Romeria mélange l’espagnol, le galicien et le catalan, accompagnée par les mélodies de la Movida espagnole. Les couleurs sont vives, les plans sont larges, et la mer s’y déploie dans toute sa splendeur, faisant remonter les souvenirs. Là où Été 93 et Alcarràs, Simón assume ici une dimension romanesque, où l’imaginaire vient combler les parts de mystère.

Elli Mastorou
28 avr.1 min de lecture


Die My Love : Un drame intime à la frontière de la comédie noire porté par ses acteur·rices
15 ans après We Need to Talk About Kevin, qui l’a fait connaître auprès du grand public, Die My Love poursuit avec force cette exploration thématique et formelle. Dans ce récit d’un couple au bord de la crise de nerfs, la mort et la vie coexistent – évidemment à travers la dépression post-partum de Grace (Jennifer Lawrence), mais également via d’autres éléments narratifs dont la brutalité va éprouver les personnages principaux.

Elli Mastorou
27 avr.2 min de lecture


Mariinka : Une Ukraine déchirée à travers l'œil du documentariste Pieter-Jan De Pue
En à peine une heure trente, résultat d'un processus de plus de dix ans débuté en 2015 alors que De Pue était envoyé en mission par la Croix-Rouge dans l’est de l’Ukraine, Mariinka dresse le portrait d'un peuple comme celui d'une humanité en cendres qui tente malgré tout d'aller de l'avant - par le cinéma notamment.

Kévin Giraud
27 avr.2 min de lecture


The Tale of Silyan : L'homme et l'oiseau face à la crise
Au cœur de la Macédoine du Nord, Tamara Kotevska signe un documentaire d'une grande justesse, où s'écrit un dialogue tendre entre un inéluctable marasme socio-économique et une valse migratoire poétique. Au cœur d'un village de Macédoine du Nord, The Tale of Silyan brosse le portrait complexe d’ une société rurale en mal de vivre . À quelques encablures de la Grèce, pays dont la situation économique a fait coulé beaucoup (plus) d’encre en Europe depuis 2008, le documentaire

Quentin Moyon
22 avr.4 min de lecture


Michael : Du pareil au même
Avec Michael, on aura moins eu la sensation d'assister à un film que d'avoir visité un diorama animé, une succession de check-points adressés à une communauté de fans. Le scénario en pilotage automatique égrène les épisodes connus de la vie de l'idole en prenant soin de lisser toute aspérité de cette figure complexe.
Arthur Bouet
21 avr.3 min de lecture


BIFFF : Feels Like Home, le choc du festival ?
Imaginez un matin : vous vous réveillez dans les bottes de quelqu’un d’autre. Dans les bottes de Szilvi... alors que vous n’êtes pas Szilvi. Vous ne connaissez rien de sa vie, vous ne remettez pas ce frère — incarné par un Áron Molnár d’une bonhomie rance — qui s’impose à vous. Que feriez-vous ?

Quentin Moyon
20 avr.2 min de lecture


BIFFF : Obsession, jusqu’à ce que la mort nous sépare
Obsession interroge certains comportements violents dans les couples, et la notion de consentement. D’autant plus quand il laisse planer cette terrifiante question : Nikki est-elle consciente d’avoir été piégée, coincée à l’intérieur d’elle-même et forcée d’être en couple avec Baron ? A voir pour frissonner d’horreur juste en entendant ces mots : « Je t’aime plus que tout ».
Camille Wernaers
20 avr.2 min de lecture


BIFFF : We bury the dead, un film de zombie cérébral
Pas d’épidémie à l’horizon, ni de morsure ou de sang qui contaminent, pas de hordes de zombies sans cerveau non plus. Dans We bury the dead, les problèmes commencent à la suite d'une erreur de l’armée américaine, qui éradique toute la population de la Tasmanie, une île australienne. Le pays cherche des volontaires pour nettoyer cet immense charnier, mais selon une étrange rumeur, certain·es cadavres sur place commencent à montrer des signes de vie...
Camille Wernaers
17 avr.2 min de lecture


Le Réveil de la Momie : Vraie terreur ou nanar de l’année ?
Les momies ont la cote en ce moment. En tout cas, c’est ce qu’Hollywood semble croire : alors qu’un quatrième opus de la saga d’aventure La Momie avec Brendan Fraser et Rachel Weisz vient d’être mis en chantier du côté d’Universal, voilà que Warner Bros et New Line Cinema sortent Le Réveil de la Momie , nouvelle variation horrifique autour de la créature recouverte de bandelettes. Pour ressusciter (et rendre effrayant) un monstre aussi kitsch et désuet qu’une momie, les studi

Julien Del Percio
15 avr.3 min de lecture


Juste une illusion : La comédie (ir)résistible des réalisateurs d’Intouchables
Chronique familiale dans la France de 1985, Juste une illusion nous raconte une histoire de coming-of-age somme toute assez classique : un personnage principal amoureux d’une camarade plus populaire, un père chômeur complètement à côté de ses pompes, une mère qui tient la barque, et un grand frère qui n’est pas tendre avec lui. S’inspirant de leur propre jeunesse, les cinéastes s’amusent évidemment avec l’époque, entre les émissions télé, les tubes, les coupes vestimentaires,

Adrien Corbeel
15 avr.3 min de lecture


La Corde au Cou : Le huis clos à bout portant de Gus Van Sant
Il suffit parfois d’un fil pour faire vaciller tout un système. Dans La Corde au Cou (Dead Man’s Wire), inspiré d’un fait divers, ce fil est littéral. En 1977, un entrepreneur ruiné l’attache au cou du fils du courtier responsable de sa situation et le relie à la gâchette d’un fusil. S'ensuit une prise d’otage de trois jours, qui mettra la ville d'Indianapolis en ébullition.
Léa Dornier
14 avr.2 min de lecture


La Guerre des Prix : Un thriller français au cœur de la grande distribution
Premier long-métrage d’Anthony Dechaux, La Guerre des prix s’inscrit dans la veine du thriller écolo à la française, avec une efficacité certaine. Le film plonge dans les coulisses des négociations entre grande distribution et producteurs, révélant un rapport de force déséquilibré où chacun tente d'en tirer profit.

Constant Carbonnelle
13 avr.2 min de lecture


BIFFF : Saccharine, un film qui pèse sur l’estomac
Dans Saccharine, Hana, une étudiante en médecine a tout pour être heureuse, excepté un détail, qui n’en est pas un : elle vit dans une société grossophobe et sexiste qui lui fait détester son corps et elle cherche à perdre du poids. Par tous les moyens. Quand elle apprend l’existence d’une pilule qui fait magiquement maigrir, elle décide de tester ce remède miracle, malgré le fait que les pilules soient composées de…cendres humaines.
Camille Wernaers
10 avr.2 min de lecture


Christy and his brother : Un réalisme social à l'irlandaise (trop) familier ?
avec Chirsty and his brother, on nage en plein dans le réalisme-social tel que l’a popularisé Ken Loach, peut-être un peu trop. Néanmoins, la troupe de comédien·nes, tous·tes non professionnel·les et originaires des quartiers où se déroule l’intrigue, parvient à apporter une authenticité et une chaleur qui débordent régulièrement de l’armature un brin rigide du scénario.

Julien Del Percio
9 avr.1 min de lecture


Suburban Fury : De femme au foyer conservatrice à terroriste, le portrait fascinant de Sara Jane Moore
Brouillant les frontières entre fiction et documentaire, le réalisateur Robinson Devor a été salué par la critique américaine pour ses précédentes œuvres Pow Wow (2016), Zoo (2007) et Police Beat (2005). Son nouveau documentaire Suburban Fury dresse l’intriguant portrait de Sara Jane Moore, la femme à l’origine de la tentative d’assassinat sur le président américain Gérald Ford le 22 septembre 1975.
Darika Peou
9 avr.3 min de lecture


BIFFF : 100 Nights of Hero, le coup de cœur politique du festival
Avec 100 Nights of Hero, Julia Jackman propose une allégorie forte et universelle, qui vaut pour toutes les époques et tous les continents. En critiquant frontalement le patriarcat et le poids de la religion sur la vie et le corps des femmes, le long métrage dit aussi beaucoup sur la résistance par les mots et l’imagination dans un contexte d’oppression.
Camille Wernaers
8 avr.2 min de lecture


BIFFF : Nightborn, le film d’horreur qui transforme la maternité en cauchemar
Il y a quelque chose d’étonnant et de réjouissant de voir un film comme Nightborn (Yon Lapsi en finnois) concourir pour l’Ours d’Or. Étonnant, car avec son humour noir, ses saillies gores grand-guignol et son pitch improbable, le long-métrage semble davantage taillé pour le BIFFF ou Gérardmer (où la cinéaste avait remporté le Grand Prix il y a quatre ans d'ailleurs)que pour la Berlinale. Réjouissant, parce qu’au final, il n’y a pas de raison que de tels films soient privés d’

Julien Del Percio
7 avr.2 min de lecture


Alter Ego : Une comédie absurde portée par Laurent Laffite
Et s'il existait, quelque part dans le monde, un sosie parfait de vous, en mieux ? C'est le point de départ de cette comédie joyeusement barrée que signe le tandem de réalisateurs Nicolas & Bruno. Un beau jour, Alex Floutard voit emménager dans la maison voisine de sa banlieue générique Axel Chambon, un homme qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau mais le surpasse en tous points.
Arthur Bouet
7 avr.2 min de lecture


The Choral : Le portrait nuancé d'une société en guerre
Le cinéma britannique a l’art de mettre en scène l’histoire du Royaume-Uni parfois avec un peu trop de légèreté. Ce n’est pas le cas de The Choral, du réalisateur Nicholas Hytner, qui tient plus du récit doux-amer.

Thibault Scohier
7 avr.2 min de lecture


BIFFF : Wedding Nightmare 2, un film d'ouverture réussi ?
Cache-cache, pacte faustien et jeu de massacre : tel était le programme du premier Wedding Nightmare, petite comédie horrifique qui figurait parmi les bonnes surprises du genre en 2019. Depuis, les cinéastes Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett ont réalisé Scream 5 et 6 (de triste mémoire) et le sympathique Abigail, qui reprenait le décor du manoir à la Agatha Christie et cette équation comico-gore. Cette suite (un peu tardive) de Wedding Nightmare a donc des allures de ret

Julien Del Percio
3 avr.2 min de lecture


Millenium : A Fox Under a Pink Moon, l’art comme échappatoire à la violence
Le titre A fox under a pink moon (Un renard sous la lune rose) pourrait nous évoquer une fable poétique, mais le documentaire de Soraya Akhlaghi et Mehrdad Oskouei s’ouvre sur une réalité brutale.
Darika Peou
2 avr.2 min de lecture


Kinolatino : Antes del cuerpo, un thriller fantastique entre survie et soif de liberté
Dans le paysage du cinéma argentin, les réalisatrices de cinéma d’horreur se font extrêmement rares. Antes del cuerpo, œuvre inédite signée par le duo Carina Piazza et Lucía Bracelis (La vida tranquila), insuffle un souffle moderne au mythe du vampire, dans une histoire se déroulant dans les marges de de la société.
Darika Peou
1 avr.2 min de lecture
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