top of page

Obsession : Jusqu’à ce que la mort nous sépare

Après avoir clôturé avec succès le BIFFF en avril dernier, Obsession arrive dans les salles obscures. Et pour son premier long-métrage, Curry Barker vise en plein dans le cœur.



Cet article a été publié lors du BIFFF et est remis en avant dans le contexte de la sortie nationale.


Cela fait déjà un petit moment que le couple est disséqué dans les films d’horreur (le sujet étant propice à faire peur…), pensons par exemple à Together, sorti en 2025. Pour son nouveau film, Curry Barker a également choisi de s’y intéresser, dans un savant mélange de comédie et d’horreur, avec quelques scènes très sanglantes.


Si le début du film ressemble plutôt à une sitcom romantique qui tape sur les nerfs, décrivant dans le détail comment Baron (Michael Johnston (II)) galère à avouer ses sentiments à sa collègue et amie Nikki, c’est surtout pour installer le protagoniste masculin dans son rôle d’anti-héros pas très courageux, pas du tout prêt à affronter les événements qui vont suivre.


Michael Johnston et Inde Navarrette dans Obsession.
Obsession  © Sony Pictures

Lorsqu’il tombe sur un objet magique lui permettant d’exaucer un vœu, son souhait est tout trouvé : il demande que Nikki ait le coup de foudre pour lui. Et tel est pris qui croyait prendre car Nikki se transforme instantanément en amoureuse éplorée, complètement dépendante de lui, et son comportement devient de plus en plus obsessif et inquiétant au fil des jours qui passent. Dans le rôle de Nikki, Inde Navarrette passe des larmes au sourire le plus flippant possible, et joue de ses mouvements saccadés pour mieux nous stresser.


Le film interroge certains comportements violents dans les couples, et la notion de consentement. D’autant plus quand il laisse planer cette terrifiante question : Nikki est-elle consciente d’avoir été piégée, coincée à l’intérieur d’elle-même et forcée d’être en couple avec Baron ?  A voir pour frissonner d’horreur juste en entendant ces mots : « Je t’aime plus que tout ».



bottom of page