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Paris is Burning : Un acte cinématographique essentiel
Paris is Burning touche son public en enveloppant les personnes qu’il suit dans une gaze de tendresse. Alternant interviews et scènes de bal, il montre comment ces gens, jeunes ou vieux, se réalisent dans une pratique qui leur appartient. Le montage du film met magistralement en valeur ce parallèle entre les vies individuelles et la pratique collective et communautaire.

Thibault Scohier
il y a 24 heures2 min de lecture


Karim Aïnouz pour Rosebush Pruning : "Au-delà de l'ironie, il y a le sens de l'humanité."
Présenté compétition à la Berlinale, Rosebush Pruning, nouvel opus du brésilien Karim Aïnouz (Motel Destino, Firebrand) réunit un casting étoilé : Pamela Anderson, Callum Turner, Elle Fanning… Inspiré de Bellochio et signé par le scénariste de Lanthimos, c’est un huis clos aussi esthétique… que malaisant.

Elli Mastorou
27 juil.2 min de lecture


L'Odyssée : L'épopée grandiose de Christopher Nolan
Relecture à la fois accessible et exigeante, L’Odyssée s’impose ainsi comme un blockbuster d’auteur, dans la continuité des opus précédents de son réalisateur. Un film conciliant la vision intime d’un cinéaste, et les exigences financières d’une production hollywoodienne.

Elli Mastorou
14 juil.5 min de lecture


Evil Dead Burn : Le plus brutal de la saga ?
Evil Dead est de retour, pour vous jouer un mauvais tour. Réalisé par le talentueux Sébastien Vanicek et co-scénarisé par Florent Bernard, que vaut le sixième opus de la franchise la plus génialement démoniaque d’Hollywood ? Il faut se rendre à l’évidence : la saga Evil Dead telle que l’a conçue Sam Raimi dans les années 80, avec son inventivité cartoonesque et ses performances outrancières, n’existe plus. Depuis le remake sorti en 2013, la franchise a pris un tournant plus

Julien Del Percio
7 juil.3 min de lecture


Supergirl : Une superproduction décevante et ennuyeuse
Profitant de la perte de vitesse des films Marvel, la concurrence du studio DC avait marqué des points en engageant James Gunn, pour renouveler le déploiement chaotique de Batman et ses copains sur le grand écran, L’espoir était permis avec Superman, réalisé par Gunn lui-même. On se serait bien arrêtés là mais la loi d’Hollywood est sans appel, il faut que ça tourne. Place donc à la cousine de Clark Kent, alias Supergirl !

Stanislas Ide
29 juin2 min de lecture


Toy Story 5 : Jouets VS technologie
On croyait l’histoire Toy Story arrivée à son terme. Souvenez-vous : à la fin du quatrième film, Woody réalisait que son rôle était accompli. Après avoir accompagné Andy puis Bonnie pendant des années, il choisissait de quitter ses amis pour vivre librement et aider les jouets perdus à retrouver une place auprès d’un enfant. Mais ce cinquième volet, quelque peu inattendu, revient pourtant là où tout a commencé : dans une chambre d’enfant. Sauf qu’entre-temps, le monde a chang

Constant Carbonnelle
16 juin2 min de lecture


Backrooms : Le labyrinthe de Kane Parsons
Backrooms nous enveloppe comme un souvenir perdu, à la fois familier et hors d’atteinte. Au milieu de cette étendue sans fin de couloirs jaunis, nous ne pouvons nous empêcher de chercher quelque chose à quoi nous raccrocher. Mais face à l’irrationalité de ces non-lieux, tous nos repères s’effritent et, à mesure que nous nous enfonçons de plus en plus loin, une inquiétude naît tandis que l’atmosphère devient de plus en plus oppressante.
Léopold Vézard
15 juin3 min de lecture


Disclosure Day : Retour en grâce pour Spielberg
Avec Disclosure Day, Spielberg renoue le dialogue avec ceux qui viennent d’ailleurs dans un monde au bord du précipice. Alors que les Etats-Unis activent le niveau d’urgence Defcon 2 et que les tensions à la frontière coréenne semblent franchir un point de non-retour, une présentatrice de météo (Emily Blunt) et un lanceur d’alerte (Josh O’Connor) s’unissent dans une quête de vérité pour révéler au monde l'existence des aliens.
Simon Lionnet
9 juin2 min de lecture


Toute la beauté et le sang versé : Et que la vérité éclate
Adoptant son regard, Toute la beauté et le sang versé (récompensé au dernier festival de Venise du Lion d’Or) est autant la création de Goldin que celle de la réalisatrice du film. Les deux femmes ont d’ailleurs souligné en entretien à quel point l’artiste en est la co-autrice. Fort de sa présence, le documentaire oscille sans cesse entre la femme d’il y a quelques décennies et celle d’aujourd’hui qui se bat pour tous ceux qu’elle a perdus en chemin.

Adrien Corbeel
9 juin3 min de lecture


Spielberg et les aliens : De l’optimisme au désespoir
Alors que la sortie de Disclosure Day se rapproche, peu d’informations ont filtré sur ce grand retour à la science-fiction d’extra-terrestres : le film semble plutôt s’inscrire dans la lignée des histoires de complot paranoïaque impliquant le gouvernement américain comme antagoniste… tout en laissant entrevoir un retour du merveilleux. Qui des aliens ou des humains constitueront la réelle menace ?

Thibault Scohier
8 juin6 min de lecture


Citizen Kane : Autopsie précoce du quatrième pouvoir
Durant tout l’été, la Cinematek accueillera sur ses écrans reporters, présentateurs télé, paparazzis et autres journalistes à l’occasion du cycle Stop the Presses ! consacré au journalisme au cinéma. Et pour inaugurer cette plongée cinématographique dans les entrailles de nos médias, Citizen Kane, le monument d’Orson Welles, qui a beaucoup à nous raconter sur le pouvoir du journalisme.
Léopold Vézard
3 juin3 min de lecture


The Mandalorian and Grogu : Un retour raté pour Star Wars au cinéma
La “Guerre des étoiles” a connu de multiples crashs stellaires et l'excitation fébrile s’est dilapidée en soupirs face à la prolifération de productions médiocres issues de l’univers (Solo, Ahsoka, Boba Fett, ou tout simplement la postlogie en elle-même). C’est dans ce contexte plutôt fragile que The Mandalorian and Grogu se dévoile, avec l’objectif clair de rameuter les gens en salles.

Julien Del Percio
19 mai3 min de lecture


Cannes : Paper Tiger, une fresque mafieuse en clair-obscur
Le retour du cinéaste américain au thriller mafieux, genre qui a fait ses plus grandes heures, pourrait lui valoir d'être taxé de frilosité. Or, s'il en reprend les décors (le Queens, Brighton Beach), le milieu (l'immigration russe) et certains motifs tel que la fraternité, il y aborde un thème généralement associé au cinéma horrifique, qui lui permet ici de déployer des trésors de mise en scène : la contamination du quotidien par un mal invisible.
Arthur Bouet
18 mai2 min de lecture


Cannes : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, une déflagration esthétique et queer
Teenage Sex and Death at Camp Miasma impressionne par la vitalité de sa mise en scène de l’hybridité — en surcadrages, fondus enchaînés et transitions démentielles — et de sa narration. Dès la séquence d’introduction qui condense l’historique dans la pop culture de Camp Miasma, le montage surchargé, précis et d’une efficacité jubilatoire de Graham Mason, nous propulse dans un tourbillon.
Katia Peignois
13 mai4 min de lecture


Obsession : Jusqu’à ce que la mort nous sépare
Obsession interroge certains comportements violents dans les couples, et la notion de consentement. D’autant plus quand il laisse planer cette terrifiante question : Nikki est-elle consciente d’avoir été piégée, coincée à l’intérieur d’elle-même et forcée d’être en couple avec Baron ? A voir pour frissonner d’horreur juste en entendant ces mots : « Je t’aime plus que tout ».
Camille Wernaers
12 mai2 min de lecture


A Sad and Beautiful World : Le nouveau film du Libanais Cyril Aris ou comment s’aimer sous les bombes ?
Comment continuer à s’aimer quand le monde s'effondre ? Cyril Aris transforme cette question en matière de cinéma. Remarqué pour ses documentaires, le cinéaste libanais se frotte pour la première fois à la fiction avec A Sad and Beautiful World, mais reste profondément ancré dans son travail du réel. Il apporte un regard attentif aux visages, aux lieux, et aux blessures d’un pays qui continue d’être frappé par la guerre. Son œuvre résonne encore amèrement avec l’actualité.
Léa Dornier
28 avr.2 min de lecture


Lynne Ramsay, Jennifer Lawrence et Robert Pattinson sur Die My Love : Regards croisés sur un film intime
Die My Love, en salles le 29 avril, ausculte l'effondrement intérieur d'une femme après la naissance de son enfant. C'est un film radical, animal et épuisant, qui offre à Jennifer Lawrence l'un des rôles les plus intenses de sa carrière. Rencontre avec Lynne Ramsay, Jennifer Lawrence et Robert Pattinson, à Los Angeles.
Déborah Laurent
28 avr.6 min de lecture


Michael : Du pareil au même
Avec Michael, on aura moins eu la sensation d'assister à un film que d'avoir visité un diorama animé, une succession de check-points adressés à une communauté de fans. Le scénario en pilotage automatique égrène les épisodes connus de la vie de l'idole en prenant soin de lisser toute aspérité de cette figure complexe.
Arthur Bouet
21 avr.3 min de lecture


La Comtesse aux pieds nus : Ava Gardner au sommet d'une tragédie purement hollywoodienne
Revoir aujourd’hui La Comtesse aux pieds nus, c’est s’abandonner à son clinquant triste et au talent brut d’Ava Gardner, bouleversante en miroir d’elle-même. En questionnant le regard dès la première apparition de sa protagoniste, le cinéaste invite à gratter le vernis esthétique pour dévoiler la soif de liberté de son héroïne, sacrifiée sur l’autel de l’impuissance masculine.
Katia Peignois
20 avr.2 min de lecture


BIFFF : Obsession, jusqu’à ce que la mort nous sépare
Obsession interroge certains comportements violents dans les couples, et la notion de consentement. D’autant plus quand il laisse planer cette terrifiante question : Nikki est-elle consciente d’avoir été piégée, coincée à l’intérieur d’elle-même et forcée d’être en couple avec Baron ? A voir pour frissonner d’horreur juste en entendant ces mots : « Je t’aime plus que tout ».
Camille Wernaers
20 avr.2 min de lecture
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