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BIFFF : We bury the dead, un film de zombie cérébral


14e jour du BIFFF, le Festival international du film fantastique de Bruxelles. Alors qu’on commence tous à ressembler à des zombies (c’est la première fois que le festival s’étend sur trois semaines), c’est le moment qu’a choisi le BIFFF pour programmer We bury the dead, un film de mort-vivant·es. Ou plutôt de vivant·es et de mort·es qui se réveillent, car le réalisateur du film, Zak Hilditch, a souhaité s’éloigner des poncifs du genre.


Pas d’épidémie à l’horizon, ni de morsure ou de sang qui contaminent, pas de hordes de zombies sans cerveau non plus. Les problèmes commencent à la suite d'une erreur de l’armée américaine, qui éradique toute la population de la Tasmanie, une île australienne. Le pays cherche des volontaires pour nettoyer cet immense charnier et Ava, dont le mari se trouvait sur place pour le travail, accepte tout de suite de s’y rendre pour essayer de le retrouver. Elle est d’autant plus motivée que, selon une étrange rumeur, certain·es cadavres sur place commencent à montrer des signes de vie... 


Daisy Ridley dans We bury the dead.
We bury the dead  © Vertical

We bury the dead sort plus de 10 ans après l’un des précédents films de Zak Hilditch, These Final Hours (2013), et semble confirmer l’intérêt du réalisateur australien pour les récits post-apocalyptiques centrés sur les relations humaines.


Si les zombies sont vraiment réussis, tout comme les rares scènes gores, le long métrage s’intéresse surtout aux émotions d’Ava, jouée par Daisy Ridley (Stars Wars, le réveil de la force). Elle est de toutes les scènes, qu’elle dégomme un zombie ou un homme « légèrement » insistant. 


Manifestement pas Daisy Ridley dans We bury the dead.
We bury the dead  © Vertical

La Tasmanie, filmée elle aussi sous toutes ses coutures, accompagne Ava dans son road trip horrifique, qui prend à certains moments une tournure presque contemplative. Des respirations bienvenues, le film développant des thèmes tels que le deuil ou les regrets.


Ajoutez à cela un vrai travail sur le son, l’une des caractéristiques principales des zombies étant leur insupportable grincement de dents qui égrène le parcours d’Ava, et vous obtenez un bon cocktail, qui renouvelle le genre de manière intelligente. 


Avec Daisy Ridley, Brenton Thwaites, Mark Coles Smith. 95 minutes. Australie, États-Unis.

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