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Trois raisons de (re)découvrir Belle en 2025 sur grand écran (Ciné-club)

Dernière mise à jour : 14 nov.

© Cinéart
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Alors que Scarlet, le nouveau film de Mamoru Hosoda, est annoncé pour février 2026, Surimpressions a choisi de revenir sur ce réalisateur phare de l’animation japonaise contemporaine avec Belle. Un film marquant à bien des égards, que nous vous proposons de redécouvrir pour la troisième séance de notre ciné-club Louvain-la-Toile. Rendez-vous jeudi 13 novembre. 


Qu’est-ce qui rend Belle, relecture moderne du conte de La belle et la bête, si unique ? Avec ce long métrage (son sixième déjà), Mamoru Hosoda poursuit le développement des thèmes qui lui sont chers : la vie à l’ère du numérique et les réalités parallèles, vues à hauteur d’enfant. 


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Vous n’êtes pas seul·e

“Dans la réalité, on ne peut pas changer de vie. Dans ‘U’, tout est possible.” Pour Suzu Naito, adolescente emmurée dans le traumatisme de son enfance, le monde virtuel de “U” devient une échappatoire salutaire. Un lieu où, sous les traits de Belle, elle retrouve sa voix et inspire des milliards. Jusqu’à avoir un impact sur le monde réel. 


Car dans Belle (comme dans Summer Wars d’ailleurs), identité numérique et double virtuels ne riment pas forcément avec harcèlement et dangers du web. Sans contourner ces aspects bien réels de notre société moderne, Hosoda choisit (avec plus d’optimisme que de naïveté) d’en montrer également les forces. La puissance du collectif numérique, aussi hétérogène et fugace soit-il, provoque la résolution du film, et installe son propos avec force. Où que vous soyez, vous n’êtes pas seul·e. 


© Cinéart
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Histoire éternelle 

Reprendre La belle et la bête en animation, à peine trente ans après le chef d'œuvre des studios Disney, représente un défi. Mais c’est un héritage que le cinéaste embrasse pleinement, tout en mêlant (comme depuis ses débuts) des designs 3D et une animation 2D de haut vol. 


Les fans du classique de Disney reconnaîtront avec bonheur certaines séquences iconiques revisitées par Hosoda, tandis que celles et ceux moins familiers avec cette adaptation prendront tout autant de plaisir face à ce conte féministe et intemporel, couché sur papier il y a près de 300 ans par la romancière française Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. 


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Chanter pour exister 

Composée par un trio (Taisei Iwasaki, Ludvig Forssell et Yuta Bandoh), la bande originale de Belle est rythmée par de puissantes mélodies et par les performances de Suzu/Belle. Des chansons tantôt libératrices, tantôt fédératrices pour la jeune adolescente, complètement intégrées à la narration avec force et émotions. Car derrière ces identités numériques, c’est bien la véritable voix de nos personnages qui anime tout le film. Des voix puissantes, qui s’unissent pour changer le monde. 


À l’heure où la société (tant physique que virtuelle) apparaît de plus en plus clivée, Belle nous rappelle que le numérique a aussi le pouvoir de changer les choses. Et ça fait du bien. 



À découvrir en version originale sous-titré français, le jeudi 13 novembre à 19h30. Plus d’infos et préventes ici.

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