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Akira : L'héritage d'un classique

7 sept.
2 min de lecture

Dernière mise à jour : 8 sept.

À l'occasion de la sortie en salles d’une version restaurée 4K, retour sur l’une des longs-métrages les plus influents de l’animation japonaise


Décembre 1982. Une onde de choc sans précédent s’apprête à déferler sur le globe : les premiers chapitres d’Akira, signés de la plume de Katsuhiro Ōtomo, sont dévoilés. Au fil des pages, les lecteur·ices de Young Magazine découvrent Neo-Tokyo, capitale nippone brillant de mille néons, où vivotent Kaneda, Tetsuo et le reste de leur bande, s’accrochant à l’adrénaline offert par la vitesse de leurs motos et les rixes entre motards.


Akira

Le manga rencontre vite un grand succès, et des offres pour adapter l’univers sur grand écran afflue. D'abord réticent, Ōtomo finit par accepter à condition de garder un contrôle artistique total sur le projet. Carte blanche en main, l’auteur-réalisateur voit les choses en grand pour donner vie à la mégalopole : une pellicule 70 mm, une palette de centaines de couleurs dont certaines créées spécialement pour le film, de nouvelles manières d’animer la lumière, mais surtout des séquences animées en 24 images par seconde - la norme était alors de 8 à 12 -, pour offrir des scènes d’actions incroyablement fluides. Un projet hors-norme en tous points jusqu’au budget d’un milliard de yen, du jamais vu à l’époque.


Akira

À sa sortie, le long-métrage impressionne autant par ses images, que par la richesse de son récit de science-fiction. Aussi futuriste soit-il, l’univers d’Akira est ancré dans le Japon de l’époque avec ses contestations étudiantes, ses réseaux clandestins, ses forces d’autodéfense hyperactives, et évidemment ses bōsōzokus chez lesquels Ōtomo puise l’inspiration pour ses héros. Ce choix n’est pas un hasard. Il correspond à la volonté de l’auteur d’interroger la société japonaise, sa quête de maîtrise absolue - sur la jeunesse, la science, la vie - qui ne peut mener qu’à répéter les mêmes erreurs, dans un cycle mortifère marqué par la réminiscence du traumatisme atomique.


Akira

Malgré cet ancrage profondément nippon, le souffle du film d’Ōtomo s’étend bien au-delà de l’archipel. Son succès critique ouvre la porte des sphères cinéphiles les plus prestigieuses à une animation japonaise jusqu’alors peu considérée, permettant à des cinéastes comme  Satoshi Kon (Perfect Blue, Paprika) d’émerger. Ses thématiques et son esthétique contribuent quant à elles à populariser le genre cyberpunk au même titre que Blade Runner, pavant la voie à de futures œuvres cultes comme Ghost in the shell ou The Matrix, elles-mêmes profondément empreintes des motifs d’Akira. Aujourd’hui encore, le long-métrage continue de marquer le cinéma international. La moto iconique de Kaneda chez Spielberg, un akira slide chez Jordan Peele ou la résurgence d’un cinéma d’animation cyberpunk à travers Mars Express, encore autant de signes qui témoignent que l’onde de choc d’Akira n’a pas fini de parcourir le globe.



1 commentaire


synth brush
12 sept.

J'ai cherché la valeur d'une pièce rare trouvée parmi les coussins de mon canapé et j'ai cliqué sur un lien image cassé sur un site de collectionneurs. Je voulais juste une estimation rapide, mais le serveur d'images était hors service. La redirection m'a mené à une page de bongacams.com très différente d'une base de données numismatique. Une femme, vêtue d'un blazer en tweed moulant, examinait une immense collection de timbres anciens. Avant même qu'elle n'enlève son blazer, les internautes du monde entier spéculaient sur leur pays d'origine. Ce qui a attiré mon attention, c'est la délicatesse avec laquelle elle manipulait la pince à timbres. J'ai apprécié cette atmosphère sophistiquée et axée sur les collectionneurs, qui me donnait l'impression d'être dans…

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