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Critique Le Corset : Louis Clichy signe un bijou d’animation sensible

il y a 3 heures
2 min de lecture

Célébré à Cannes et à Annecy, et récemment présélectionné pour représenter la France aux Oscars, Le Corset se positionne comme l'un des films d'animation les plus réussis et attendus de cette fin d'année. Une chronique rurale sensible sublimée par une animation exceptionnelle.



Dans une petite ferme au sud-ouest de Paris, Christophe, 11 ans, essaie tant bien que mal de marcher dans les pas de son père. Il mène une vie plutôt normale pour un garçon de son âge, à l’exception d’un détail : Christophe n’arrive pas à se tenir droit, et… tombe. Une visite chez le médecin plus tard, la mauvaise nouvelle tombe aussi : il devra porter un corset orthopédique. Son dos se redresse, mais ses émotions, en chute libre, emportent avec elles tout son entourage.


Le Corset
Le Corset © Cinéart

Surtout connu pour avoir coréalisé Astérix : Le Domaine des Dieux et Astérix : Le Secret de la Potion magique aux côtés d'Alexandre Astier, Louis Clichy abandonne la 3D pour un retour à l'animation traditionnelle. À l'encre de Chine et à l'aquarelle, la Beauce et son quotidien sont dépeints avec justesse, dans ses jours pluvieux comme ensoleillés, au sens propre comme au sens figuré.


le corset
Le Corset © Cinéart

S’inspirant largement de sa propre jeunesse, Clichy nous livre ici un film sincère, ancré dans un monde rural traditionnel où l'on est paysan de père en fils, où les sentiments sont silencieux. Les frustrations contenues de Christophe, incompris, deviennent alors le moteur de l’histoire, qui combinées à une animation fluide et maîtrisée, nous offrent des scènes de pur plaisir visuel et d’émotions. C’est aussi le portrait d'une jeunesse qui rêve de faire basculer le monde et s’émanciper, entre premières bêtises et premiers amours.


Porté par une animation et un récit d'une sensibilité rare, Le Corset s'impose comme l'un des plus beaux portraits de l'enfance de l'année. Un film qui redressera aussi bien les dos que les cœurs.



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