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Eternity : Elizabeth Olsen au coeur d'une romance post-mortem

Elizabeth Olsen, Miles Teller et Callum Turner forment un triangle amoureux loufoque dans cette romance fantastique produite par A24.


Eternity, de David Freysne
© The Searchers

Dans l’univers bariolé d’Eternity, l’Au-delà ressemble à une immense gare kafkaïenne, où les personnes décédées sont invitées à choisir leur vie d’après - leur éternité - ainsi que le proche avec qui s’y rendre. Problème : lorsque Joan (Elizabeth Olsen) meurt, elle se retrouve face à un dilemme car  les deux amants de sa vie espèrent l’accompagner dans cette nouvelle existence sans fin.  D’un côté, il y a le bon vieux Larry (Miles Teller), son mari qui l’a accompagné pendant soixante-cinq ans. De l’autre, le beau Luke (Callum Turner), son premier amour, fauché par la guerre dans sa prime jeunesse.


Un dilemme d’une ampleur quasi philosophique, que le cinéaste David Freyne a l’intelligence de traiter avec légèreté et humour. Toute la présentation de l’Au-delà, avec sa myriade de possibilités plus excentriques les unes que les autres et ses règles protocolaires absurdes ne manquent pas d’amuser, tout comme les interprètes, très à l’aise dans cette tonalité bon enfant (en particulier Miles Teller).


© The Searchers
© The Searchers

Hélas, plus l’intrigue progresse, plus Eternity penche du côté du mélo, sans toutefois parvenir à vraiment donner corps à ses personnages et leurs réflexions. D’où l’impression assez déceptive de voir ce bel univers fantaisiste finalement réduit à quelques cartes postales peu inspirées, où se rejouent des lieux communs de la comédie romantique. Plus dommageable : le personnage de Joan est trop souvent assujettie aux velléités de ses compagnons masculins, et n’envisage à presque aucun moment la possibilité de s’épanouir seule, donnant au film des relents anachroniques un tantinet désagréables.



Avec Elizabeth Olsen, Callum Turner, Miles Teller. États-Unis, 114 minutes.


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