Flash info: Le distributeur Belga Films et le White Cinema en faillite
- Kévin Giraud

- il y a 3 heures
- 2 min de lecture
On l’apprenait ce matin par le biais du Soir : le distributeur Belga-Films SA, qui avait amené dans les salles belges La La Land, 12 years a Slave, Life of Chuck et qui sort demain Marty Supreme, fait aveu de faillite. Avec lui, c’est également le multiplexe bruxellois White Cinema qui ferme ses portes, un cinéma que Belga exploitait depuis 2016.

Huit salles, près de 1000 sièges, et des portes closes. Hébergé dans le centre commercial des Docks, le White Cinema était “fermé temporairement” depuis quelques jours. Aujourd’hui, il devient évident que cette réouverture n’est pas au programme. Une vraie perte pour le Nord de Bruxelles, et pour une capitale où le nombre de salles est déjà limité.
Certes, le cinéma n’a pas connu que des beaux jours. Déjà en 2019, l’Echo avait mis en avant la relation entre le centre commercial et le complexe, qui peinait à atteindre ses objectifs. Mais celui-ci (comme tous les multiplexes) a aussi fait partie des victimes les plus touchées par la pandémie, et l’évolution des pratiques spectatorielles depuis la réouverture des salles.

Derrière cette faillite, il y a aussi celle de la société Belga Films SA, propriétaire de White Cinema Brussels SRL. Belga Films (fondée en 1937 par Elyse Tobback, reprise par son beau-fils Luc Hemelaer en 1949), c’est près de 90 années de distribution et, depuis la fin des années 1990, de production et de création en Belgique et au-delà.

Interrogé par Le Soir, l’administrateur délégué de Belga Films (et petit-fils de Luc Hemelaer) Patrick Vandenbosch a confirmé l’aveu de faillite des deux sociétés. Pour Vandenbosch, la raison de cette fermeture du White Cinema s’explique par plusieurs raisons, dont la principale est selon lui la baisse substantielle de la fréquentation cinéma dans la région bruxelloise, citant une diminution de 30% depuis 2019, et de 40% sur les dix dernières années.

Tirant à boulets rouges sur le plan Good Move, qu’il qualifie de “pire décision politique jamais prise”, Vandenbosch souligne également la baisse du pouvoir d’achat comme raison de cette diminution. “Et last but not least, le White Cinema n’a bénéficié d’aucun subside pendant la période covid, au contraire des cinémas subventionnés!”
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Depuis la naissance du projet, nous avons eu à cœur de dépasser la frontière qui sépare parfois de manière brutale les salles de cinéma dites “commerciales”, et les cinémas soutenus par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Une frontière qui est revenue au cœur du débat avec la récente hausse de la TVA, qui heureusement vient d’être annulée.
Surimpressions est disponible partout, pour toutes et tous les publics. Le cinéma doit rassembler, et non diviser.
Partenaire de longue date de Belga Films, distribuée au White Cinema, la revue Surimpressions et toute son équipe adressent leur soutien aux équipes en cette période d’incertitudes.



