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Berlinale : Promouvor le(s) cinéma(s) belge(s) à l'étranger, rencontre avec Hervé Le Phuez (wbimages)

Créée en 1984, Wallonie Bruxelles Images (wbimages) est l’agence officielle pour la promotion à l’international de l’audiovisuel de la Fédération Wallonie Bruxelles. Sa mission? faire découvrir le cinéma belge francophone aux professionnel·les et aux publics du monde entier, mais aussi accompagner les professionnel·les dans leurs démarches de promotion à l’international, et faciliter les rencontres. Nul doute que la Berlinale est ainsi l’un des grands rendez-vous pour l’agence et son directeur Hervé Le Phuez. Alors que le festival bat son plein et qu’il traverse les allées du marché du film au pas de course, il a accepté d’échanger avec nous sur les enjeux de son métier et les coulisses de l’agence. 


On vous croit © O'Brother Distribution
On vous croit © O'Brother Distribution

“Nous sommes là pour les oeuvres”


 Quel que soit leur format, wbimages accompagne la promotion de l’ensemble des œuvres belges francophones dans les festivals du monde entier. “Nous travaillons autant sur des séries que sur du court-métrage ou du long-métrage, autant le cinéma en prises de vues réelles que l’animation. En un mot, nous sommes là pour les œuvres, et pour que celles-ci puissent rayonner à l’étranger. Cela signifie que nous sommes bien sûr présents à Cannes, Berlin et d’autres, mais aussi dans des marchés plus spécifiques comme Clermont-Ferrand, rendez-vous indispensable pour le court-métrage, ou du côté de Séries Mania, grande messe de la série, tout aussi important pour ce type de projets. Au-delà des films, c’est aussi l’opportunité pour les productrices et producteurs de rencontrer de potentiels partenaires, et c’est notamment à cela que servent nos stands, comme c’est le cas ici à Berlin.” 


Nouvelle(s) génération(s)


En poste depuis 5 ans, Hervé Le Phuez constate l’avènement d’une nouvelle génération de cinéastes, porteurs de premiers films impactants. “2025 a été une année exceptionnelle en termes de sélections et de circulation des films. Le mécanisme d’aide aux ‘productions légères’ y est pour quelque chose, car il permet à une grande variété de propositions de voir le jour, avec un ton ou une manière de voir le cinéma différente. Ces films apportent une nouveauté, une liberté et une diversité, et cela se ressent aussi dans les sélections. On vous croit a par exemple fait un parcours exceptionnel l’année dernière, mais on peut aussi souligner les succès de Une vie démente, Fils de plouc, ou encore Il pleut dans la maison de Paloma Sermon-Daï. Côté séries, un vent nouveau souffle aussi sur les productions belges francophones grâce à la nouvelle commission séries, offrant la possibilité de produire les séries avec de nouveaux interlocuteurs comme RTL, ou des plateformes. Le cinéma belge, ce n’est pas qu’un cinéma social auquel on le réduit trop souvent, nous avons dépassé ce stade. C’est aussi de la comédie, de l’humour, et il y a une vraie diversité de tons et de voix aujourd’hui.” 


Il pleut dans la maison © Cinéart
Il pleut dans la maison © Cinéart

Un richesse pour les programmateurs de Berlin et d’ailleurs


Dans l’ensemble, cette diversité est très bien reçue par les publics internationaux, et Hervé Le Phuez n’a aucun mal à obtenir des rendez-vous avec les grands festivals pour leur proposer les nombreux titres issus de l’esprit de nos cinéastes nationaux. À Berlin, deux films majoritaires belges francophones sont en sélection cette année. À la Berlinale, Forêt Ivre, premier long métrage de Manon Coubia, est projeté dans la catégorie Perspectives. Le documentaire de Tawfik Sabouni, L’autre côté du soleil, est quant à lui repris dans la sélection Panorama, tandis que d’autres coproductions belges (Ivan & Hadoum, Nina Roza entre autres) complètent un riche éventail noir-jaune-rouge, que nous vous avons présenté ici.


“Ce que j’aime dans ce métier, c’est la possibilité de découvrir des publics du monde entier, et de comprendre de nouvelles manières d’appréhender le cinéma. Récemment, j’ai eu la chance d’accompagner des cinéastes [notamment Valéry Carnoy pour La danse des renards, la couverture de notre prochain numéro, NDLR] au festival de Busan, en Corée du Sud, et ces cinéastes ont reçu un accueil incroyable de la part des festivaliers. Quelle que soit l’heure, les séances étaient pleines, avec un public assez jeune, et des questions-réponses très riches. Une expérience plus que marquante.” 


La Danse des renards © Lumière Distribution
La Danse des renards © Lumière Distribution

Les films à surveiller ? 

Hervé Le Phuez cite notamment deux films belges francophones qui sont actuellement en cours de production, qui risquent bien de marquer l’année 2026 sur grand écran. Notre salut, film réalisé par Emmanuel Marre (Rien à foutre, co-réalisé avec Julie Lecoustre) comptant au casting Swann Arlaud, Sandrine Blancke, sera prochainement dans les salles, ainsi que le Faux Soir, film belge francophone produit par Frakas et réalisé par Michaël Roskam, au casting cinq étoiles. Côté séries, c’est vers le projet de Delphine Lehericey, Haemers, avec Yoann Zimmer et Mara Taquin, que nous oriente Hervé, même s’il faudra pour cela se montrer plus patient. 


En attendant, Forêt Ivre et L’autre côté du soleil sont projetés en ce moment au festival de Berlin, et vous pouvez retrouver nos interviews également sur le site de Surimpressions. 


Cet article a été réalisé en collaboration avec Wallonie-Bruxelles Images (wbimages)


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