Le Chant des forêts : Un nouvel hymne à la nature signé Vincent Munier
- Darika Peou
- il y a 2 jours
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Dernière mise à jour : il y a 2 heures
Après sa quête au Tibet sur les traces de La Panthère des neiges (2021), Vincent Munier nous invite dans son nouveau film documentaire, Le Chant des Forêts, à nous émerveiller devant la beauté sauvage de la forêt des Vosges.

Cette fois-ci, il met en avant son père, Michel Munier, à qui il doit son amour pour l’art de l’affût ainsi que son jeune fils Simon, à qui il souhaite transmettre à son tour cette passion. À la lueur des bougies, trois générations se remémorent des histoires passées avant d’en vivre une, ensemble, en partant à la recherche du Grand Tétras, un oiseau emblématique des Vosges, en voie de disparition.
“Rester là, se taire, écouter et voir, peut-être”, tels sont les principes de l’affût, les mêmes que nous, spectateur·ices dans une salle de cinéma, sommes tenu·es de respecter. Cette nature que l’on a tendance à minimiser et ignorer, Vincent Munier nous la révèle grâce à une puissante grammaire visuelle et sonore.

Chaque plan du film, qu’il soit large ou rapproché, constitue un tableau sublime et hypnotique. La forêt est traitée comme un personnage à part entière : elle nous paraît à la fois inquiétante, vêtue de son épais manteau de brume, surprenante, avec ses habitants camouflés qu’on n’aperçoit pas au premier regard, et grouillante de vie dans les airs, les troncs ou les buissons. La trame narrative est ponctuée par les récits de Michel et Vincent qui sont ensuite superbement illustrés par les moments d’affûts.
“Mets tes pas dans mes pas”, dit le grand-père à son petit-fils qui peine à avancer sur une pente enneigée lors de leur périple pour aller à la rencontre du Grand Tétras. Le Chant des forêts souligne également dans un beau portrait de famille, l’importance de se connecter avec ses origines et de transmettre son savoir aux générations futures. Tout comme les jeunes sapins qui poussent sur le tronc mort de leurs prédécesseurs, ce film porteur d’espérance témoigne d’un cycle de vie constant qu’il nous faut préserver. Sans trop forcer sur l’aspect moralisateur, Munier nous invite à reprendre notre souffle, tendre l’oreille et contempler la vie qui nous entoure.
Avec la forêt et ses habitants, Vincent Munier, Michel Munier et Simon Munier. France, 93 minutes.



