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Le rêve américain : Un conte de fées urbain à la française

Le nouveau film d’Anthony Marciano est une très belle surprise, comme le binôme qu’il porte à l’écran. On y découvre un duo Jean-Pascal Zadi/Raphaël Quenard là où on ne l’attendait pas.


© Pathé Belgique
© Pathé Belgique

Déjà complices dans L’Amour ouf de Gilles Lellouche, les deux acteurs s’inscrivent ici dans un tout autre registre : leur jeu est humain, nuancé et généreux, loin du clownesque et d’une certaine esbroufe sympathique dans lesquels ils semblaient parfois enfermés, se parodiant presque eux-mêmes de rôle en rôle. Ici, la sincérité et la fragilité de leur tandem est touchante.


Sur papier, le fabuleux parcours de Bouna Ndiaye et Jérémy Medjana, deux banlieusards français devenus des agents NBA incontournables alors même que rien ne les y prédestinait, avait déjà de quoi faire rêver. Mais Marciano ajoute sa propre magie à cette histoire vraie, conte de fée urbain, sans toutefois en faire trop. Pas besoin de grands effets, le film est sobre, se contentant de quelques références années 90/2000, tant vestimentaires que musicales.


© Gaumont
© Gaumont

L’ensemble évoque quelques films étasuniens relatant d'irrésistibles ascensions et retournements du sort, mais avec une french touch plus réaliste et sans verser dans la fiction sociale dont le cinéma abonde. On regrette quelques maladresses : une mère congolaise à l’accent perceptiblement ouest-africain, ou une allusion assez lacunaire et anecdotique aux troubles au Zaïre ayant mené à la chute de Mobutu.


Ça n'empêche qu’on vibre, des terrains de basket parisiens aux salles de sport impressionnantes de New-York. On s’emballe à chaque petit miracle que la vie concède à Bouna et Jérémy, souhaitant les voir triompher comme on se le souhaiterait à nous-mêmes. Si les États-Unis ont bien du mal à faire rêver aujourd’hui, cette fable-ci - qui est aussi le miroir d’une France multiple - est d’un optimisme à toute épreuve, un récit réjouissant  qui fait la part belle à la force de la persévérance et de l’amitié.



Avec Jean-Pascal Zadi, Raphaël Quenard. France, 122 minutes, 2026. 



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