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Cinq coups de coeur au Festival de San Sebastián

il y a 13 heures
2 min de lecture

Alors que la soixante-quatorzième édition du San Sebastián International Film Festival s’achève, retour sur cinq long-métrages qui, toutes sections confondues , ont durablement imprimé nos rétines.


Club Kid ©A24
Club Kid ©A24

The Debut : 


Mona Friedman, femme au foyer renfermée, décroche un rôle dans une comédie musicale locale et se jette à corps perdu dans son personnage. Hommage réjouissant aux musicals de Broadway, The Debut explore avec humour et tendresse la part de jeu inhérente à toute expression de soi. Un sujet tout trouvé pour Jesse Eisenberg, comédien passé réalisateur qui signe là un grand film sur la reconquête de soi. Dans le rôle principal, Julianne Moore déploie des trésors d’interprétation, nous fait passer du rire aux larmes en un rictus, et consacre déjà The Debut comme l’un des événements de 2027. Lire la critique complète ici.


The Debut
The Debut © A24

Tender Loving Care : 


Après l’éprouvant Hard Truths (2025), Mike Leigh signe avec Tender Loving Care un récit doux-amer sur la nécessité du lien entre les êtres. Travailleuse sociale, Amy retourne vivre chez son amie et collègue Rosie, et affronte avec elle le déclin progressif de son père. Calfeutré dans la douceur des foyers, le long-métrage n’en demeure pas moins socialement ancré, en ouvrant ça et là des fenêtres sur des existences solitaires qui réaffirment l’importance de l’amour et du soin. Porté par un quatuor d’acteur·ices solaire, Tender Loving Care est un film précieux qui porte définitivement bien son titre.


Tender Loving Care
Tender Loving Care © San Sebastián

Club Kid : 


Réaffirmant la vitalité du cinéma indépendant américain, Club Kid décrit le quotidien de Peter, organisateur de soirées queer à New York, bientôt bouleversé par l’arrivée d’un fils de dix ans dont il ignorait l’existence. Mélodrame à la sincérité désarmante, le premier long-métrage de Jordan Firstman dépeint une relation père/fils basé sur la vulnérabilité et la confiance. Dans les deux rôles principaux, Firstman, lui-même, et le jeune Reggie Absolom font preuve d’une alchimie extraordinaire, et l’empathie radicale qu’ils parviennent à susciter achève de faire de Club Kid une tempête d’émotions qui ne laisse sur son passage que des cœurs dévastés.

Club Kid
Club Kid © A24

Burgundy :


Documentaire né d’un long travail d’immersion du duo de cinéastes américains Michael Dweck et Gregory Kershaw, Burgundy est un prototype absolument fascinant ancré dans la communauté viticole bourguignonne. Centré sur une dizaine de personnages – vignerons, sommelier, critique, apprentis –, le film dépeint un monde à la fois replié sur lui-même, survivant sur l’héritage et la reproduction sociale, et désireux de transmettre un art de vivre façonné par l’Histoire. Hilarant, irritant et émouvant, le long-métrage est un modèle d’écriture documentaire à la fois sobre et inventive, jetant une lumière inédite sur un monde méconnu.


Burgundy
Burgundy © Beautiful Stories

Chicas Tristes : 


Premier long-métrage de la réalisatrice mexicaine Fernanda Tovar, Chicas Tristes décrit avec beaucoup de délicatesse l’impact d’un événement traumatique dans la vie de Paula et sur sa relation avec sa meilleure amie. D’une grande maîtrise formelle, le film est une véritable expérience sensible et épouse les états flottants de ses personnages de nageuses adolescentes. La cinéaste figure cet âge de l’entre-deux comme une source d’infinies potentialités, décuplée par l’omniprésence de l’eau, et articule avec justesse la question politique à la nécessité de trouver sa place dans l’univers


chicas tristes
Chicas Tristes ©

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