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Anima : The Last Blossom, portrait d’un yakuza mourant, entre devoir et sentiments

Dans la même veine que sa première série d’animation originale Odd Taxi (2021), le réalisateur Baku Kinoshita explore le thème du monde du crime et plus particulièrement la figure des yakuzas dans ce long-métrage d’animation 2D.


© Catsuka
© Catsuka

The Last Blossom s'ouvre sur des couloirs sombres d’une prison et la respiration sifflante, presque à l’agonie, d’une personne âgée. On assiste aux derniers moments d’Akutsu, un détenu vieillissant. Enfin, une voix résonne : “Quelle vie pourrie tu as eu.” Cette voix appartient à une fleur de balsamine au caractère bien trempé, instaurant un léger élément fantastique à l’histoire. Un point final qui sert de point de départ au cinéaste Baku Kinoshita, qui nous plonge dans les souvenirs d’Akutsu, complétée par ceux de la plante, présente dans le jardin de l’ancien appartement du yakuza


© Catsuka
© Catsuka

On fait la connaissance des personnes qui ont marqué sa vie : Nana, l’amour de sa vie, son fils Kensuke et Tsutsumi son “grand-frère” yakuza à qui il doit tout. On s’attache très vite aux personnages et notamment au protagoniste, ce grand gaillard qui n’arrive pas à exprimer ses sentiments envers celle qu’il aime. Leur cohabitation, jusqu’alors paisible, prend un tournant dramatique lorsqu’on diagnostique à Kensuke une maladie rare dont la seule solution est de se faire soigner aux Etats-Unis. Akutsu mettra tout en œuvre pour réunir la somme nécessaire quitte à sacrifier sa vie.


Les thématiques lourdes du film sont néanmoins considérablement atténuées par le trait doux et coloré du concept-artiste Michinoku Tôge. L’humour est également présent, notamment avec la fleur qui ne peut s’empêcher de commenter toutes les actions du mafieux, non sans cynisme. L’histoire, malgré sa simplicité, nous tient en haleine et nous touche par sa sincérité et sa justesse. 



Avec les voix de Kaoru Kobayashi, Hikari Mitsushima, Yoshiko Miyazaki, Pierre Taki.

90 minutes, Japon, 2025.

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