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Berlinale : Palmarès

Après une dizaine de jours de projections intensives, d’invité.es de prestige et de séances inoubliables, la 76ème édition de la Berlinale présidée par Wim Wenders s’est conclue ce samedi soir avec le traditionnel palmarès. Petit tour d’horizon du podium. 


Chronicles from a siege
© Issaad Film Productions

D’abord, dans la section Perspectives, qui s’intéresse aux premiers films de cinéastes issus du monde entier, c’est le film franco-algéro-palestinien Chronique des années de siège d’Abdallah Alkhatib qui a été récompensé du prix du Meilleur Premier Film. Le long-métrage, qui mélange les tons et les récits à la manière d’un film à sketchs, raconte le rude quotidien de gens ordinaires dont la ville était assiégée, tissant une métaphore à peine voilée de la situation en Palestine. À noter également la mention spéciale à Forêt Ivre de Manon Coubia, l’une des pépites belges sélectionnées au Festival.


En ce qui concerne la compétition, le jury a récompensé du Prix du Meilleur Scénario une autre coproduction belge, Nina Roza de Geneviève Dulude-de Celles, tandis que l’Ours d’argent pour une Contribution artistique d’exception a quant à lui été décerné à Yo (Love is a rebellious bird) de la réalisatrice américaine Anna Fitch. Au niveau des performances d’acteur·ices, Tom Courtenay a obtenu le prix de la Meilleure performance dans un rôle secondaire pour l’excellent drame Queen at Sea (aussi lauréat du Prix du Jury) alors que Sandra Hüller a été sacrée Meilleure performance pour son rôle de jeune femme travestie en homme dans le film austro-allemand Rose. L’Ours d’argent de la meilleure réalisation a quant à lui été remis au cinéaste Grant Gee pour son biopic musical Everyone Digs Bill Evans, où le chanteur éponyme était incarné par l’acteur norvégien Anders Danielsen Lie (Oslo 31 août). On trouve aussi sur le podium l'atmosphérique et tendu Salvation d’Emin Alper, qui repart avec le Grand Prix du Jury.


Rose, de Mark Schleinz
© 2026 Schubert, ROW Pictures, Walker+Worm Film Gerald Kerkletz

Enfin, c’est le drame politique Yellow Letters qui est reparti avec la récompense suprême, l’Ours d’or. Une nouvelle consécration pour le cinéaste germano-turc Ilker Çatak, dont le précédent film La Salle des profs avait été jusqu’aux Oscars. Yellow Letters s’intéresse aux destins tumultueux d’Aziz (metteur en scène et professeur à l’université) et de sa femme Derya (comédienne de renom) dont le quotidien est bouleversé par l’arrivée d’une “lettre jaune” , mettant un terme immédiat à leurs activités professionnelles et artistiques [La “lettre jaune” représente l'enveloppe officielle de licenciement arbitraire ou de démission forcée reçue par les personnes accusées de s'opposer à l'idéologie au pouvoir]. Un long-métrage engagé sur la mise en danger de la liberté d’expression et les difficultés qu’éprouvent de plus en plus d’artistes à faire entendre leur voix. 


Yellow Letters, de Ilker Catak
© Ella Knorz ifProduction Alamode Film

Un film d’une actualité brûlante, que l’on retrouvera dans les salles belges le 29 avril.

Retrouvez l’intégralité de notre couverture du festival ici



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