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Cannes : Les promesses de l'éclectique sélection de la Quinzaine des Cinéastes

Les sélections du Festival de Cannes et de ses sections parallèles continuent de se dévoiler. Hier la Semaine de la Critique, aujourd'hui la Quinzaine des Cinéastes, avec toujours la même vocation de faire découvrir des écritures cinématographiques singulières.


© Quinzaine des Cinéastes
© Quinzaine des Cinéastes

Organisée depuis sa création en 1969 par la Société des réalisatrices et réalisateurs de films, la Quinzaine met cette année au programme dix-neuf longs-métrages et neuf courts ou moyens métrages, avec autant d’espoir d’y découvrir une nouvelle pépite, dans la lignée de Sorry Baby ou L’Engloutie sélectionnées (et applaudies) l’an passé. À nouveau, la sélection se veut éclectique. Comme l’a rappelé Julien Rejl, délégué général de la Quinzaine, l’objectif est de mettre en avant des œuvres dont la mise en scène est un regard à la fois poétique et politique.


Butterfly Jam de Kantemir Balagov.
Butterfly Jam © Goodfellas

Nous retrouvons ainsi des cinéastes confirmé·es, et ce dès l’ouverture. Le réalisateur russe Kantemir Balagov, récompensé à Cannes pour son précédent film, aura ainsi l’honneur d’inaugurer la Quinzaine en présentant son troisième long-métrage Butterfly Jam, coproduction française, allemande et belge.


Le cinéma latino-américain est particulièrement à l’honneur avec trois long-métrages de cinéastes expérimenté·es sélectionnés : Double Freedom de l’Argentin Lisandro Alonso, sorte de remake de La Libertad découvert à Cannes  en 2001 ; Death has no master, thriller au goût de western du Vénézuelien Jorge Thielen Armand ; et enfin La perra de la Chilienne Dominga Sotomayor.


I see building fall like lightning de Clio Barnard.
I See Buildings Fall Like Lightning © Charades

La sud-coréenne July Jung, réalisatrice de About Kim Sohee, revient quant à elle avec Dora, transposition du récit de Sigmund Freud dans la Corée du Sud contemporaine. Il ne s’agit pas de la seule adaptation littéraire de la Quinzaine, loin de là.


Le Roumain Radu Jude signe une nouvelle adaptation cinématographique du Journal d’une femme de chambre, tandis que les jumeaux Arie Esiri et Chuko Esiri co-réalisent Clarissa une adaptation du roman Mrs Dalloway de Virginia Woolfe au cœur de l’aristocratie nigérienne. La Britannique Clio Barnard propose quant à elle une adaptation d’un livre consacré à la classe ouvrière de Birmingham avec I see buildings fall like lightning.


Carmen, l’oiseau rebelle de Sébastien Laudenbach.
Carmen, l’oiseau rebelle ©Haut Et Court

Le réalisateur français Sébastien Laudenbach (Linda veut du poulet !) sera également de la partie avec une adaptation en animation du plus célèbre opéra de Bizet dans Carmen, l’oiseau rebelle. Deux autres long-métrages d’animation animeront la Quinzaine. Le très jeune réalisateur japonais Kohei Kadowaki présente son onirique premier long métrage We are aliens, tandis que le plus expérimenté Quentin Dupieux s'attaque pour la première fois à l'animation 3D avec Le Vertige, qui clôturera la Quinzaine.


Low Expectations d'Eivind Landsvik.
Low Expectations © Quinzaine des Cinéastes

La Quinzaine confirme aussi sa vocation de mettre en avant des cinéastes émergent·es. Assistant expérimenté d’Apichatpong Weerasethakul, le Thaïlandais Sompot Chidgasornpongse passe à la réalisation avec Nine Temples to Heaven, un conte onirique qui constitue son premier long-métrage de fiction. Le Norvégien Eivind Landsvik représentera quant à lui l’Europe du Nord à la Quinzaine avec Low Expectations, tandis que Reed Van Dyk présentera le seul film étatsunien de fiction avec Atonement.


Deux réalisatrices françaises seront également présentes : Lila Pinell avec Shana et Sarah Arnold avec L’espèce explosive, son premier long-métrage. Deux “comédies françaises comme on aimerait en voir plus souvent”, selon Julien Rejl.


Gabin de Maxence Voiseux.
Gabin © Arizona Distribution

La sélection est aussi composée de quelques documentaires. Avec Gabin, le Français Maxence Voiseux propose une sorte de “boyhood national dans le monde rural” suivant la trajectoire d’un garçon sur dix ans. David Greaves nous propose un documentaire à partir d’images tourné à Harlem en 1972 par son père, le documentariste étatsunien William Greaves mort en 2014, et signe avec Once upon a time in Harlem, un documentaire transgénérationnel. Enfin, sera projeté Merci d'être venu, le dernier épisode du journal filmé du cinéaste français Alain Cavalier, figure historique de la Quinzaine.


Once upon a time in Harlem © Cinetic Media
Once upon a time in Harlem © Cinetic Media

Découvrez la sélection complète ci-dessous  :


Longs-métrages :


Butterfly Jam - Kantemir Balagov

Once upon a time in Harlem - William Greaves et David Greaves

Le journal d’une femme de chambre - Radu Jude

Dora - July Jung

Gabin - Maxence Voiseux

Clarissa - Arie Esiri et Chuko Esiri

L’espèce explosive - Sarah Arnold

Low Expectations - Eivind Landsvik

Double Freedom - Lisandro Alonso

We are aliens - Kohei Kadowaki

Merci d’être venu - Alain Cavalier

I See Buildings Fall Like Lightning - Clio Barnard

Atonement - Reed Van Dyk

Shana - Lila Pinel

Death Has No Master - Jorge Thielen Armand

Carmen, l’oiseau rebelle - Sébastien Laudenbach

Nine Temples to Heaven - Sompot Chidgasornpongse

La perra - Dominga Sotomayor Castillo

Le Vertige - Quentin Dupieux


Courts et moyens-métrages :


The Joyless Economy - Marjorie Conrad

Oh Boys - Antonio Donato

Madrogada - Sebastiàn Lojo

Eri - Yano Onami

Pithead - Pol de Plecker et Wannes Vanspauwen

Daughters of the late colonel - Elisabeth Hobbs

Nothing happens after your absence - Ibrahim Omar

Free Eliza (Notes on an anatomical imperfection) - Alexandra Matheou

À la recherche de l’oiseau gris aux rayures vertes - Said Hamich


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