Critique de Si tu penses bien : Géraldine Nakache évoque l'emprise
Ce quatrième long-métrage "Si tu penses bien" réalisé par Géraldine Nakache portait de belles promesses, notamment avec ce binôme, qu’on a beaucoup de plaisir à retrouver à l’écran : Niels Schneider et Monia Chokri, réunis 16 ans après Nos amours imaginaires de Xavier Dolan.
La cinéaste de Tout ce qui brille aborde ici la thématique de l’emprise au sein d’un couple, celui de Gil et Jacques. Peu à peu, Gil prend conscience du caractère contrôlant de son époux qui tente de la couper du reste du monde.

Dans cette dynamique écrasante et toxique, on la voit s’éteindre jusqu’à un ultime sursaut de survie. Le point de départ du scénario est intéressant à deux égards : il résonne encore d’une triste actualité, celle de la domination dans l’intime, tout en y ajoutant une dimension religieuse. A travers les pratiques du couple, le film nous laisse entrevoir des rituels peu connus en dehors de la communauté juive, comme celui de la purification mensuelle.
Cependant, le film pèche parfois par manque de subtilité: si le jeu très juste de Niels Schneider et Monia Chokri parvient à pallier les défauts du script, iels semblent toutefois cadenassé·es dans des personnages trop écrits. Difficile de ne pas évoquer Mon roi de Maïwenn qui nous revient rapidement en mémoire et dont la complexité des personnages, leur fêlures, cette oscillation permanente entre attachement et violence étaient plus prenantes.




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