De la comédie française : Les poncifs convenus d'une comédie théâtrale
- Adrien Corbeel

- il y a 2 jours
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Nul besoin d’être féru de théâtre pour connaître la Comédie-Française. Les cinéphiles francophones voient fréquemment le nom de cette institution prestigieuse apparaître au générique de films : ses sociétaires et pensionnaires ont en effet pour obligation, dès lors qu'ils prennent congé du théâtre pour le cinéma, de voir leur nom accompagné de ce particule. Ce que bon nombre d’entre eux ont fait pour jouer dans ce long-métrage chaotique : c’est un casting 100 % Comédie-Française qui compose le premier long-métrage de Martin Darondeau et Bertrand Usclat. Autant dire que tous les acteur·ices connaissent les lieux.

Écrit, produit et réalisé avec un certain degré d’urgence, De la Comédie-Française procède dans un même état d’esprit. C’est le soir de la première pour Nina (Pauline Clément), comédienne propulsée metteuse en scène, et tout va mal, forcément, de son arrivée à la salle Richelieu jusqu’aux dernières minutes avant le spectacle au-dessus duquel plane la menace d’une annulation. Un schéma narratif du chaos très classique, qui donne lieu à certaines scènes plutôt amusantes, mais convenues.
Auteur·ices de la piquante web-série Broute, Bertrand Usclat et Pauline Clément font moins étalage de leur talent ici, et c’est bien dommage. Le rire reste poli devant cette sympathique plongée dans les arcanes de la Comédie-Française, qui ressemblent in fine à toutes les institutions théâtrales qu’on a pu voir au cinéma, avec cet esprit de “The Show Must Go On” triomphant. On retiendra de l’ensemble quelques personnages truculents, donc ce régisseur incarné par le Belge Christian Hecq, qui ne peut s’empêcher de partager son savoir à des comédien·nes qui n’en ont cure.



