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Love International Film Festival : Quatre questions au délégué général Maxime Dieu

La Saint-Valentin est désormais derrière nous mais l’amour ne saurait s’arrêter en si bon chemin : du 6 au 14 mars, le Love International Film Festival dépose une nouvelle ses valises à Mons. L’occasion idéale pour s’entretenir avec Maxime Dieu, le délégué général du Festival depuis maintenant huit ans.



Comment avez-vous commencé à travailler au Festival et en quoi consiste votre rôle de délégué général ?


Maxime Dieu : J’ai commencé en tant que bénévole, il y a bientôt vingt ans. Aujourd’hui, c’est ma huitième édition en tant que délégué général. Il y a deux aspects dans mon travail. Les tâches organisationnelles, donc vraiment tout ce qui touche à l’organisation matériel du festival - appeler les gens, trouver les dates, coordonner le tout. Et puis, il y a la dimension plus artistique, sur les films qu’on veut sélectionner dans notre programmation, les invité·es qu’on aimerait avoir.



Comment se déroule la sélection des films ?


Il y a plusieurs critères pour qu’un film soit sélectionné au Love International Film Festival du Mons. D’abord, la grande thématique, c’est l’amour, mais l’amour au sens large, pas seulement l’amour au sein d’un couple. Cela peut être l’amour au sein de la famille, au sein d’ami-es, etc. L’idée est de dévoiler un panorama de films qui réfléchissent à toutes les manières dont on peut aimer, aujourd'hui. C’est pour cela que la sélection est toujours très éclectique. Aussi, on cherche des films d’art et essai qui restent accessibles. Le but du Festival est vraiment de faire découvrir des œuvres au plus grand nombre donc, en général on va laisser de côté les films plus expérimentaux, plus “niche”.  Et puis l’autre critère important, c’est celui des premières. La plupart des films que l’on va diffuser dans le cadre du festival n'ont pas encore été montrés en Belgique. Ce sont des inédits, qui se révèlent pour la première fois au public.



Quelle est la place du cinéma belge au sein de cette édition ? 


Le cinéma belge occupe environ 25 à 30% de la programmation du festival de cette 41ème édition. Déjà, les dix-sept court-métrages que l’on va diffuser sont tous belges. On n’accueille des court-métrages d’aucun autre pays. Pour le reste, c’est évidemment important que notre cinéma soit représenté.


Quels vont être les grands moments de cette 41ème édition ?


Comme chaque année, on a un panel d’invités très prestigieux : Laura Wandel (L’intérêt d’Adam), Ulrich Thomsen (Festen), Stephen Frears (Les liaisons dangereuses), Swann Arlaud (Anatomie d’une chute) ou encore Sergi Lopez (Sirât). Aussi, cette année, comme le festival tombe en même temps que la cérémonie avec les Renés donc on a fait un partenariat avec eux. On va diffuser tous les long-métrages nommés pour le prix du Meilleur Film et le 9 mars, on va diffuser le grand gagnant·e. Et la dernière chose, c’est la cérémonie de clôture. C’est toujours un peu triste, parce que c’est la fin du Festival, et en même temps, il se passe toujours quelque chose d’émouvant et d’inattendu. L’année dernière, on a eu un acteur qui a gagné un prix et il s’est effondré en larmes sur scène sans savoir s’arrêter. Enfin, il y a toujours des choses qui se passent et ce sont des moments précieux à mes yeux.

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