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Cannes : The Beloved, Javier Bardem dans le rôle d'un cinéaste tyrannique
Dans The Beloved, la réflexion sur la variété des ressentis dans une même situation, et sur la quête nécessairement chimérique de vérité artistique par les auteurs en roue libre, est appréciable mais surtout poussive et distrayante. D'autant plus dans le contexte d'une sélection officielle à Cannes, où le motif de mise en abyme dans la création frôle le lieu commun.

Stanislas Ide
16 mai2 min de lecture


Cannes : Rencontre avec Asghar Farhadi "L'âme de mes films sera toujours iranienne"
"Le cœur et l’âme de mes films seront toujours iraniens, car ils proviennent de mon inconscient. Ce qui est sûr c'est que l'Iran est ma maison, et que je vivrai toujours en Iran. Je travaille à l'étranger avec plaisir, mais je souhaite vivre dans mon pays, parce que malgré toutes les difficultés c’est là que je me sens le plus vivant."

Elli Mastorou
16 mai3 min de lecture


Cannes : Du Fioul dans les artères, une histoire d'amour désarmante parmi les poids-lourds
Avec sa mise en scène naturaliste, son milieu populaire, ses seconds rôles gouailleurs et ses paysages périurbains, Du fioul dans les artères aurait pu être un premier film français ou belge comme on en a vu beaucoup. Mais deux camionneurs enlacés, c’est une image de cinéma qui manquait. C’est son sujet, et la douceur du regard de Pierre Le Gall (scénariste des Belles Cicatrices) sur ses personnages, qui fait la différence.

Elli Mastorou
16 mai2 min de lecture


Cannes : La Gradiva, la fresque somptueuse de l'adolescence de Marine Atlan
Pour son premier long-métrage en tant que réalisatrice, la directrice de la photographie Marine Atlan livre un récit d’une grande maîtrise, aussi somptueux esthétiquement (elle co-signe l’image avec Pierre Mazoyer) que troublant émotionnellement. La Gradiva rejette ainsi tout manichéisme chez ses personnages, et déjoue admirablement les clichés sur les mean girls, les enseignants sacrificiels ou les tombeurs du lycée.
Anaïs Bordages
16 mai2 min de lecture


Cannes : Fatherland, une plongée dans l'Allemagne d'après-guerre
L’intime est politique, c’est bien connu ! Mais qu’en est-il de l’inverse ? Quatre ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’écrivain et prix Nobel de littérature Thomas Mann (Hanns Zischler) se rend pour la première fois en Allemagne depuis son exil aux États-Unis.

Stanislas Ide
16 mai2 min de lecture


Cannes : Histoires Parallèles, quand la fiction déborde sur le réel
Douze ans après Le Passé, qui marquait son premier tournage en français, le cinéaste iranien Asghar Farhadi revient à Paris avec Histoires Parallèles, en lice pour la Palme d'or à Cannes. Un retour qui prolonge, en terrain familier, son exploration des rapports humains — mais en y injectant cette fois une réflexion plus troublante sur la fiction elle-même.

Constant Carbonnelle
14 mai2 min de lecture


Cannes : Butterfly Jam, les poncifs de la masculinité
Dans Butterfly Jam, on suit le quotidien d’un adolescent se consacrant à la lutte à haut niveau (Talha Akdogan), de son père immature (Barry Keoghan) et d’un entourage familial miné par les frustrations et les non-dits. Sur le papier, le film promet une chronique intime sur la transmission et la masculinité. À l’écran, il ressemble à une succession d'effets sans aucune portée.
Léa Dornier
14 mai1 min de lecture


Cannes : In Waves, un amour adolescent au rythme des vagues et de la maladie
« Le mauvais temps viendra, le beau temps aussi. » Cité par le personnage de Kristen, adolescente californienne passionnée de surf, ce proverbe hawaïen aurait tout aussi bien pu être placé en exergue de In Waves. Adapté d'une bande dessinée autobiographique de AJ Dungo, le premier long-métrage de la réalisatrice française Phuong Mai Nguyen mêle avec brio les premiers émois d'une romance adolescente et le mélodrame crépusculaire.
Arthur Bouet
13 mai2 min de lecture


Pierre Salvadori et sa Vénus électrique : "Faire de la comédie, c'est croire en une forme de joie"
Porté par les talents d'Anaïs Demoustier, Vimala Pons, Gilles Lellouche et Pio Marmaï, La Vénus électrique nous convie à un chassé-croisé amoureux dans le Paris des années 20, entre supercheries, peintures, attractions foraines et désirs compliqués. cette nouvelle réalisation de Pierre Salvadori marque son retour à la comédie dans toute sa sophistication. Rencontre avec Pierre Salvadori, cinéaste pour qui le rire est autant un acte d’élégance que de survie.

Adrien Corbeel
12 mai5 min de lecture


Cannes : La Vénus électrique, un film d’ouverture qui célèbre la fiction
Loin du marivaudage de bas étage – il faut dire qu’à l’origine de l’histoire on retrouve Robin Campillo et Rebecca Zlotowski – La Vénus électrique se déploie comme une fine analyse du deuil et de la pulsion artistique, où le mensonge se fait artifice capable de réanimer les chairs mortes.

Quentin Moyon
12 mai2 min de lecture


Sans toit ni loi : Le portrait rare d'une vagabonde à travers le regard d'Agnès Varda
Sans toit ni loi fait partie, avec Cléo de 5 à 7 ou Le Bonheur de ces fictions en avance sur leur temps. Varda y offre un double portrait : celui d’une femme complexe dont la flamme puissante et brûlante va s’éteindre doucement et celui d’une société s’aveuglant face aux inégalités qui la mine et tue sa jeunesse en même temps que sa conscience.

Thibault Scohier
6 mai3 min de lecture


Love Me Tender : Un récit bouleversant sur la force d'aimer
Dans Love Me Tender, le temps passe, s’étire et la vie parisienne continue malgré la dévastation intime qui se joue. Les années glissent, rythmées par la voix off (celle du livre en train de s’écrire) qui donne au film sa pulsation littéraire. Histoire vraie pas si banale, le récit est à la fois lumineux et déchirant, bien que la vengeance aveugle du père frise parfois la caricature.
Laïss Barkouk
4 mai2 min de lecture


Concours : 10x2 places pour l'avant-première de Pour le plaisir
En partenariat avec Paradiso, Surimpressions vous propose de gagner des places pour l'avant-première de Pour le plaisir qui aura lieu le lundi 04 mai à 19h30 au UGC De Brouckère.

Surimpressions présente
29 avr.1 min de lecture


Sukkwan Island : Une adaptation peu convaincante au nom du père, du fils et de la survie
Adapter un roman à l’écran est toujours périlleux, plus encore lorsqu’il a profondément marqué ses lecteur·ices. Voilà sans doute ce qui a poussé le réalisateur Vladimir de Fontenay à envisager Sukkwan Island, inspiré du livre éponyme de David Vann, comme plus qu’une simple adaptation. Une intention louable en théorie, mais en pratique ? Ceux qui ont apprécié l'œuvre originale ne seront pas en terre inconnue. Sukkwan Island retrace l’histoire de Tom et Roy, père et fils, coin
Léopold Vézard
29 avr.2 min de lecture


Cannes : La jeunesse à l’honneur dans la sélection de la Semaine de la Critique 2026
Après une édition 2025 qui avait récompensé l’excellent A Useful Ghost du Thaïlandais Ratchapoom Boonbunchachoke et Nino de Pauline Loquès, la Semaine de la Critique 2026 qui se déroulera du 13 au 21 mai prochain, s’annonce aussi prometteuse !
Léopold Vézard
13 avr.3 min de lecture


Millenium : A Fox Under a Pink Moon, l’art comme échappatoire à la violence
Le titre A fox under a pink moon (Un renard sous la lune rose) pourrait nous évoquer une fable poétique, mais le documentaire de Soraya Akhlaghi et Mehrdad Oskouei s’ouvre sur une réalité brutale.
Darika Peou
2 avr.2 min de lecture


Les Rayons et les Ombres : Les illusions perdues de la France collaborationniste
Jean Dujardin et Nastya Golubeva jouent un duo père-fille tout en nuance de gris dans cette reconstitution historique fort trouble.

Adrien Corbeel
31 mars3 min de lecture


La Danse des renards : Plus qu'un simple film de boxe
Sur le papier, La Danse des renards a tout d’un film aux accents trop familiers. Quel terrain plus balisé que celui du coming-of-age ? Quel sport plus montré sur grand écran que la boxe ?

Adrien Corbeel
23 mars2 min de lecture


Lumière, l'aventure continue : La suite d'une odyssée unique en son genre
Capturées il y a plus d’un siècle, les images du cinéma des Frères Lumière et de leurs équipes enchantent toujours. Narrée par un Thierry Frémaux émerveillé et poétique, cette plongée dans l’histoire de l’image en mouvement nous rappelle que le septième est immortel pour autant qu’on choisisse de le préserver.

Kévin Giraud
23 mars2 min de lecture


Furcy, né libre : “Cette histoire comporte une part d’irréparable”
Adapté du livre L'Affaire de l'esclave Furcy de Mohammed Aïssaoui, s’inspirant lui-même d’une histoire vraie, Furcy, né libre est l’un des rares films français à aborder l’esclavage.

Constant Carbonnelle
17 mars4 min de lecture
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