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Cannes : Soudain, l'un des favoris de la compétition ?
Saviez-vous que le capitalisme pouvait être éradiqué par un massage des pieds ? C’est, en gros raccourci, l’une des idées qui traverse le nouveau film de Ryūsuke Hamaguchi.
Léa Dornier
17 mai2 min de lecture


Cannes : La Troisième Nuit, Daniel Auteuil rend hommage aux résistants de l’ombre
La Troisième Nuit © SND Pour son nouveau film en tant que réalisateur (et acteur), Daniel Auteuil s’empare d’un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale : le sauvetage dissimulé d’une centaine d’enfants juifs sous l’Occupation. Et on peut dire qu’il réussit son coup haut la main : sans jamais tomber dans quoi que ce soit de spectaculaire ou des effets appuyés, il parvient à installer une tension palpable à travers une histoire vraie, où le destin d'êtres humains se joue

Constant Carbonnelle
17 mai2 min de lecture


Cannes : The Station, la dystopie féministe de la cinéaste yéménite-écossaise Sara Ishaq
Combinant crise pétrolière, tensions guerrières et entraide sororale, The Station déploie un récit riche et complexe, porté par des personnages attachants et bien « dessinés ». L’originalité de la mise en scène consiste à maintenir les hommes hors champ : ils sont mentionnés, entendus, craints ou moqués, mais on ne les verra pas.

Elli Mastorou
17 mai2 min de lecture


Cannes : Sanguine, un body-horror sanglant sur le burn-out
Il ne s’agit pas d’un cas isolé : un mystérieux nouveau virus semble se répandre parmi les jeunes salariés, poussés à bout par un marché du travail anxiogène, harcelés par leurs supérieurs et noyés dans les objectifs de rendement.
Anaïs Bordages
16 mai2 min de lecture


Cannes : The Beloved, Javier Bardem dans le rôle d'un cinéaste tyrannique
Dans The Beloved, la réflexion sur la variété des ressentis dans une même situation, et sur la quête nécessairement chimérique de vérité artistique par les auteurs en roue libre, est appréciable mais surtout poussive et distrayante. D'autant plus dans le contexte d'une sélection officielle à Cannes, où le motif de mise en abyme dans la création frôle le lieu commun.

Stanislas Ide
16 mai2 min de lecture


Cannes : Du Fioul dans les artères, une histoire d'amour désarmante parmi les poids-lourds
Avec sa mise en scène naturaliste, son milieu populaire, ses seconds rôles gouailleurs et ses paysages périurbains, Du fioul dans les artères aurait pu être un premier film français ou belge comme on en a vu beaucoup. Mais deux camionneurs enlacés, c’est une image de cinéma qui manquait. C’est son sujet, et la douceur du regard de Pierre Le Gall (scénariste des Belles Cicatrices) sur ses personnages, qui fait la différence.

Elli Mastorou
16 mai2 min de lecture


Cannes : La Gradiva, la fresque somptueuse de l'adolescence de Marine Atlan
Pour son premier long-métrage en tant que réalisatrice, la directrice de la photographie Marine Atlan livre un récit d’une grande maîtrise, aussi somptueux esthétiquement (elle co-signe l’image avec Pierre Mazoyer) que troublant émotionnellement. La Gradiva rejette ainsi tout manichéisme chez ses personnages, et déjoue admirablement les clichés sur les mean girls, les enseignants sacrificiels ou les tombeurs du lycée.
Anaïs Bordages
16 mai2 min de lecture


Cannes : Fatherland, une plongée dans l'Allemagne d'après-guerre
L’intime est politique, c’est bien connu ! Mais qu’en est-il de l’inverse ? Quatre ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’écrivain et prix Nobel de littérature Thomas Mann (Hanns Zischler) se rend pour la première fois en Allemagne depuis son exil aux États-Unis.

Stanislas Ide
16 mai2 min de lecture


Cannes : La Vie d’une femme, Léa Drucker en état de grâce
Pour son deuxième long-métrage, La Vie d'une femme, présenté en Compétition officielle, la réalisatrice des Amours d'Anaïs dresse le portrait d'une cinquantenaire en mouvement perpétuel. Le récit, découpé en onze chapitres, invite à assembler les volets intimes et professionnels, en miroir du métier de chirurgienne spécialisée dans la reconstruction faciale de sa protagoniste, brillamment interprétée par Léa Drucker.
Katia Peignois
15 mai2 min de lecture


Cannes : Cœur secret, un documentaire bouleversant sur une transition de genre tardive
Après avoir perdu sa mère, le jeune cinéaste Tom Fontenille commence à filmer son père, qui pratique occasionnellement le cross-dressing. Mais progressivement, le jeune homme va en fait documenter la transition de Lilou, et l’épanouissement occasionné par sa « féminisation ». Le résultat, c’est Cœur secret, bouleversant documentaire présenté à l’ACID lors du festival de Cannes 2026.
Anaïs Bordages
15 mai2 min de lecture


Cannes : Histoires Parallèles, quand la fiction déborde sur le réel
Douze ans après Le Passé, qui marquait son premier tournage en français, le cinéaste iranien Asghar Farhadi revient à Paris avec Histoires Parallèles, en lice pour la Palme d'or à Cannes. Un retour qui prolonge, en terrain familier, son exploration des rapports humains — mais en y injectant cette fois une réflexion plus troublante sur la fiction elle-même.

Constant Carbonnelle
14 mai2 min de lecture


Cannnes : Quelques jours à Nagi, une parenthèse tendre pour échapper aux carcans
Plus que les oppositions entre Tokyo et la ruralité, l'indépendance et les sacrifices, Quelques jours à Nagi tisse tendrement une toile entre des êtres se répondant dans une chorégraphies de désirs qui s'expriment et se révèlent principalement par l'art, avec tout ce que cela suppose de fantasmes et de projections. C'est le geste artistique et son résultat, affiché ou dissimulé, qui déclenchent la reconnaissance, notamment du sentiment amoureux et de ses conséquences.
Katia Peignois
14 mai3 min de lecture


Cannes : Butterfly Jam, les poncifs de la masculinité
Dans Butterfly Jam, on suit le quotidien d’un adolescent se consacrant à la lutte à haut niveau (Talha Akdogan), de son père immature (Barry Keoghan) et d’un entourage familial miné par les frustrations et les non-dits. Sur le papier, le film promet une chronique intime sur la transmission et la masculinité. À l’écran, il ressemble à une succession d'effets sans aucune portée.
Léa Dornier
14 mai1 min de lecture


Cannes : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, une déflagration esthétique et queer
Teenage Sex and Death at Camp Miasma impressionne par la vitalité de sa mise en scène de l’hybridité — en surcadrages, fondus enchaînés et transitions démentielles — et de sa narration. Dès la séquence d’introduction qui condense l’historique dans la pop culture de Camp Miasma, le montage surchargé, précis et d’une efficacité jubilatoire de Graham Mason, nous propulse dans un tourbillon.
Katia Peignois
13 mai4 min de lecture


Cannes : In Waves, un amour adolescent au rythme des vagues et de la maladie
« Le mauvais temps viendra, le beau temps aussi. » Cité par le personnage de Kristen, adolescente californienne passionnée de surf, ce proverbe hawaïen aurait tout aussi bien pu être placé en exergue de In Waves. Adapté d'une bande dessinée autobiographique de AJ Dungo, le premier long-métrage de la réalisatrice française Phuong Mai Nguyen mêle avec brio les premiers émois d'une romance adolescente et le mélodrame crépusculaire.
Arthur Bouet
13 mai2 min de lecture


Cannes : La Vénus électrique, un film d’ouverture qui célèbre la fiction
Loin du marivaudage de bas étage – il faut dire qu’à l’origine de l’histoire on retrouve Robin Campillo et Rebecca Zlotowski – La Vénus électrique se déploie comme une fine analyse du deuil et de la pulsion artistique, où le mensonge se fait artifice capable de réanimer les chairs mortes.

Quentin Moyon
12 mai2 min de lecture


Obsession : Jusqu’à ce que la mort nous sépare
Obsession interroge certains comportements violents dans les couples, et la notion de consentement. D’autant plus quand il laisse planer cette terrifiante question : Nikki est-elle consciente d’avoir été piégée, coincée à l’intérieur d’elle-même et forcée d’être en couple avec Baron ? A voir pour frissonner d’horreur juste en entendant ces mots : « Je t’aime plus que tout ».
Camille Wernaers
12 mai2 min de lecture


Amrum : La fin d'un Reich à hauteur d'enfant
Amrum est beaucoup plus intéressant lorsqu’il adopte la forme d’un conte. Pour consoler sa mère, Nanning va rapidement se mettre en quête de pain, de miel, et de beurre, trois denrées rares en temps de guerre. Chacun de ses ingrédients va être l’occasion d’une rencontre et d’une épreuve douloureuse, qui vont forger le caractère du personnage et le confronter au passé peu glorieux de sa famille.

Julien Del Percio
11 mai2 min de lecture


Le Mystérieux Regard du Flamant Rose : Une ode poétique à la famille que l'on se choisit
Dans Le Mystérieux Regard du Flamant Rose, tout résonne d’influences multiples, allant d’un western à la sauce queer au réalisme magique de Gabriel García Márquez. Il se dégage des tons du film du moindre geste de ses personnages, une dimension poétique.
Raissa Alingabo Yowali M'bilo
10 mai2 min de lecture


Love Me Tender : Un récit bouleversant sur la force d'aimer
Dans Love Me Tender, le temps passe, s’étire et la vie parisienne continue malgré la dévastation intime qui se joue. Les années glissent, rythmées par la voix off (celle du livre en train de s’écrire) qui donne au film sa pulsation littéraire. Histoire vraie pas si banale, le récit est à la fois lumineux et déchirant, bien que la vengeance aveugle du père frise parfois la caricature.
Laïss Barkouk
4 mai2 min de lecture
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