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Flashback : Le silence des agneaux, de Jonathan Demme
© Orion Pictures Corporation Revoir Le Silence des Agneaux , plus de trente ans après sa sortie, c’est se confronter à un mythe : celui d’Anthony Hopkins et d’Hannibal, ce meurtrier cannibale dont les goûts raffinés et l’intelligence supérieure contrastent tant avec la bestialité de ses crimes. Un personnage brillamment écrit, depuis longtemps entré dans l'imaginaire collectif, à l’image de cette terrifiante muselière qui, loin de rassurer, décuple au contraire l’aura monstru

Julien Del Percio
18 mai 20232 min de lecture


Critique : Mad God, de Phil Teppett
Dans les boyaux de l’enfer ©Carlotta Vous ne le savez sans doute pas, mais vous avez déjà été ensorcelé par Phil Tippett. Magicien des effets spéciaux et du stop-motion , l’artiste américain a créé avec ses collaborateurs quelques-unes des créatures les plus mémorables et effrayantes du cinéma hollywoodien, de Star Wars à Starship Troopers en passant par Jurassic Park . Depuis cette époque où les Oscars pleuvaient sur sa route, l’homme s’est fait plus discret, les studios aya

Adrien Corbeel
16 mai 20232 min de lecture


Critique : Renfield, de Chris McKay
Mon boss, ce vampire sanguinaire et moi © Universal Le saviez-vous ? Universal a, dans la foulée des succès de Marvel et DC Comics, tenté de se créer sa propre franchise, s’inspirant directement de ses Universal Monsters d’il y a près d’un siècle. Un échec cuisant sauce reboot de La Momie ou encore Dracula Untold , dont Renfield est l'un des derniers survivants. Ce énième retour de Dracula en vaut-il alors la chandelle ? Rafraîchissant dans son concept, le film nous place d

Kévin Giraud
9 mai 20232 min de lecture


Critique : Beau is afraid, d'Ari Aster
Tout sur ma mère ©A24 Un écran noir, des sons étouffés. Et puis, un tunnel, quelques rais de lumière, des silhouettes floues, des cris - quelques indices qui nous mènent vers une soudaine réalisation, entre hilarité et choc : c’est à une naissance que nous assistons. Avec une place de choix, puisque nous la vivons du point de vue du nouveau-né, Beau, lâché au cœur d’un monde cruel dans la panique et les hurlements. Le ton est donné, les trois heures provocantes et mordantes d

Adrien Corbeel
9 mai 20233 min de lecture


Flashback : Evil Dead 3 l'armée des ténèbres, de Sam Raimi
© Dino De Laurentiis Company Ash is back ! Après Evil Dead 2 (1987), faux remake d’un premier épisode horrifique fauché sous forme de comédie gore, Sam Raimi conclut l'histoire de son héros et surprend dans une troisième aventure à l’hystérie contagieuse. Finis la cabane dans les bois et les torrents d'hémoglobine. Raimi abandonne presque complètement sa dimension “train fantôme” pour plonger dans la comédie d’aventure burlesque à 200%. Ash (Bruce Campbell) se retrouve cette
Simon Lionnet
20 avr. 20232 min de lecture


Critique : Evil Dead Rise, de Lee Cronin
Les dents de la mère © Warner Voilà maintenant quarante-deux ans que Sam Raimi est parti tourner le premier Evil Dead dans les bois, simplement muni d’une caméra, de 350.000 dollars et d’une sérieuse envie de cinéma. Depuis, tout a changé : le cinéaste a touché les plus hautes sphères d’Hollywood en réalisant Spider-Man et Doctor Strange 2 , Bruce Campbell est devenu une figure incontournable de la série B et le petit film d’horreur fauché s’est transformé en une franchise

Julien Del Percio
19 avr. 20232 min de lecture


Flashback : New-York 1997
© Studio Canal Son nom est Plissken, appelez-le Snake. Avec son cache-oeil de pirate, son sang-froid à toute épreuve, ses répliques mordantes et ses longs silences, le protagoniste incarné avec charisme par Kurt Russel dans le film de science-fiction New York 1997, réalisé par John Carpenter, est une histoire à lui tout seul. Hybride entre les cowboys taiseux à la John Wayne et les anti-héros des années 70, l'ex-vétéran devenu criminel porte en lui tout un pan du cinéma amér

Adrien Corbeel
31 mars 20232 min de lecture


Critique : Donjons et Dragons : l'Honneur des voleurs, de Jonathan Goldstein et John Francis Dailey
À un jet de dés de la réussite © Paramount Adapter un univers aussi vaste que celui du jeu déjà quinquagénaire Donjons & Dragons aurait pu se solder par un nouvel échec critique, à l’instar du désastreux opus précédent, l’un des nombreux bugs de l’an 2000. Heureusement pour les fans, le duo John Francis Daley - Jonathan Goldstein réussit à tirer son épingle du jeu avec cette mouture, que l’on dirait sortie en droite ligne de l’esprit d’un maître du donjon un peu gauche mais

Kévin Giraud
28 mars 20232 min de lecture


Critique : The Whale, de Darren Aronofsky
Un coup dans l'eau © Cinéart Au cinéma, ce qu’on appelle un fat suit est un costume utilisé pour épaissir l'apparence d'une actrice ou d'un acteur afin de « mimer » le corps d’un personnage en surpoids ou obèse… Peut-on encore faire porter un fat suit à un acteur en 2023 à la place d’engager une personne dont c’est tout simplement la morphologie.? Le réalisateur Darren Aronofsky persiste et signe : malgré les nombreuses critiques suscitées à ce sujet par son long-métrage Th
Camille Wernaers
7 mars 20233 min de lecture


Critique : The Fabelmans, de Steven Spielberg
Entre l'art et la famille © WWE Il est toujours périlleux pour un ou une cinéaste de s’attaquer à sa propre histoire. Le risque est grand d’enjoliver les choses, de sombrer dans une nostalgie compréhensible mais retirant à la réalité ce qu’elle a de passionnant, de fou, d’anecdotique ou de grotesque… The Fabelmans n’échappe pas totalement à cette enjolivement, mais le long-métrage parvient malgré tout à dépasser sa nature un peu narcissique – Steven Spielberg racontant sa j

Thibault Scohier
21 févr. 20233 min de lecture


Critique : Ant-Man and The Wasp Quantumania, de Peyton Reed
Little Big Planet © Disney Très éloignées des affrontements mythologiques de Thor ou des menaces intergalactiques contrées par Captain Marvel, les deux premières aventures d’Ant-man s’étaient distinguées par leur modestie, davantage portées par l’humour de Paul Rudd et l'amusant concept du rétrécissement que par des scènes d’action épiques. C’était sans compter sur ce Quantumania , qui entend bien remettre l’homme-fourmi au centre des enjeux cosmiques du Marvel Cinematic Univ

Julien Del Percio
14 févr. 20232 min de lecture


Critique : Magic Mike's Last Dance, de Steven Soderbergh
London Calling © Warner Bros Alors que la figure de la strip-teaseuse a largement été représentée par le cinéma, que ce soit à travers des films d’action ou de gangsters, le pendant masculin du métier est au contraire sous exploré par le septième art. Avec le premier Magic Mike , le cinéaste Steven Soderbergh et l’acteur Channing Tatum - lui-même ancien strip-teaseur - étaient parvenus à offrir une représentation moderne et pertinente de la profession, sans oublier d’aborder

Julien Del Percio
8 févr. 20232 min de lecture


Critique : Knock at the Cabin, de M. Night Shyamalan
Knockin' on Heaven's Door © Universal Pictures Dire que la carrière de M. Night Shyamalan a été en dent de scie est un euphémisme. Érigé comme l’héritier de Steven Spielberg à l’aube des années 2000 grâce aux triomphes successifs de Sixième Sens (1999), Incassable (2000) et Signes (2002), le cinéaste a ensuite connu d’importants échecs artistiques et critiques avec les grosses productions Le Dernier Maître de l’air (2011) et After Earth (2013) . Depuis cette débâcle, Shyama

Julien Del Percio
31 janv. 20232 min de lecture


Flashback : Au Cœur des ténèbres
Parmi les tournages les plus catastrophiques de l'histoire du cinéma, celui d' Apocalypse Now est entré dans la légende. Entre le changement de son acteur principal après plusieurs semaines de tournage, la crise cardiaque de son remplaçant, la réquisition des hélicoptères par les autorités philippines, les inondations qui ont détruit de multiples décors et la panique artistique de son réalisateur, Francis Ford Coppola, surpassé par la démesure de son propre projet, c'est un m

Adrien Corbeel
27 janv. 20232 min de lecture


Critique : TÁR de Todd Field
Symphonie en MeToo majeur © Universal Pictures Tout en majuscule, un accent sur le A, pour trois lettres dont la signification n'est pas immédiatement apparente. TÁR. Un titre à l'image de sa protagoniste : excessif, suffisant, et terriblement intrigant. Dès sa première apparition, Lydia Tár, cheffe d'orchestre berlinoise de renommée mondiale (fictive précisons-le), fascine. Étalant avec une aisance fabuleuse son intelligence mordante, la maestro expose à un public enthousia

Adrien Corbeel
24 janv. 20233 min de lecture


Critique : Babylon de Damien Chazelle
Fin de cinéma © Sony Pictures En 1927, Le Chanteur de Jazz sort en salles et révolutionne l’industrie du cinéma : officiellement premier long-métrage “parlant”, son impact est si puissant auprès du public qu’il précipite la fin de l’ère du muet ainsi que de tous ses artistes. Du jour au lendemain, ce sont effectivement des centaines de stars qui deviennent has-been, anciens leaders d’une industrie qui n’a soudainement plus rien à leur offrir. Il n’est pas étonnant que cette t

Julien Del Percio
20 janv. 20232 min de lecture


Hollywood face à ses reflets : entre démesure et nostalgie
© Sony Pictures Depuis toujours, les excès du show-business fascinent autant qu’ils se réfléchissent. Alors que le réalisateur de La La Land revient sur nos écrans avec Babylon , un projet gargantuesque dans le Hollywood décadent des années 20, retour sur la tendance du cinéma américain à entretenir sa mythologie entre glorification, autocritique et dialogue avec le passé. L’ombre des figures et des films de la grande époque plane mélancoliquement sur les décennies 2010-20 co
Katia Peignois
18 janv. 20234 min de lecture


Critique : The Pale Blue Eye de Scott Cooper
Romantisme morne ©Netflix Edgar Allan Poe. Peu d’auteurs peuvent se targuer d’être entourés d’une telle aura de mystère. A tel point que, plus que son œuvre, c’est désormais le romancier lui-même qui inspire la fiction. Détective intrépide interprété par John Cusack dans L’Ombre du mal (2012), apparition spectrale qui guide les protagonistes dans Twixt (2011), Edgar Allan Poe est progressivement devenu une figure incontournable du cinéma fantastique. The Pale Blue Eye , adapt

Julien Del Percio
11 janv. 20233 min de lecture


James Cameron, vers l'infini et eau delà
© 2022 20th Century Studios Du désavoué Piranha 2 à The Abyss , en passant par Titanic , l’eau a une place prépondérante dans la carrière de James Cameron. Retour sur une fascination hors-norme à la portée aussi symbolique que révolutionnaire, qui se poursuit avec le deuxième épisode d’ Avatar, La voie de l’eau . Jacques Cousteau, les légendes de l’Atlantide et de nombreuses heures passées devant les documentaires de National Geographic. Le moins que l’on puisse dire, c’est
Simon Lionnet
14 déc. 20224 min de lecture


Critique - Avatar : La voie de l'eau
© 2022 Twentieth Century Le tour de magie Avatar peut-il être répété ? Au-delà des inévitables considérations financières qui accompagnent la sortie de ce coûteux second volet, la question, avant d'entrer dans la salle, plane. Est-il encore possible de saisir l'imaginaire et l'enthousiasme du public si longtemps après le succès singulier du premier volet ? Quelque 192 minutes plus tard, on serait tenté de répondre par la positive. Nul doute que celles et ceux que l'univers du

Adrien Corbeel
13 déc. 20223 min de lecture
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